C’est l’histoire d’une Guadeloupéenne, trentenaire, journaliste de métier qui, bien qu’elle souffrit d’un exécrable mal de mer, accepta une virée en catamaran. Vous aurez reconnu votre modeste blogueuse.

J’avoue que, malade sur ce catamaran, je me suis demandée POURQUOI j’avais dit oui, mais cela n’a duré qu’un fugace instant. Et justement, je m’en vais vous raconter cette « aventure ».

Tout a commencé il y a quelques jours par un message via Instagram de Coralie Febrissy, la fondatrice de Créole Trip, un site de mise en relation qui propose « des activités originales », « des expériences insolites » pour « siroter la Guadeloupe ». J’avais fait sa connaissance lors d’une belle matinée passée à l’Habitation La Grivelière. Dans son message, elle me proposait de découvrir une activité en avant-première : une croisière en catamaran durant laquelle nous dégusterions quelques mets.

Je dois vous l’avouer, en lisant le message, j’ai de suite voulu refuser. Catamaran = bateau = mal de mer. Point. Cependant, l’invitation était aussi très tentante, parce qu’après tout voilà bien une activité que je n’avais jamais faite. Je lui ai donc répondu rapidement positivement, avant de faire marche-arrière.

Samedi, comme convenu, j’étais donc au Gosier, au point de rendez-vous pour embarquer sur le catamaran. L’aventure pouvait commencer. Je vous la raconte en 10 points.

1. Tout oublier (ou presque) grâce aux magnifiques paysages

En apercevant le catamaran de Voiles Caraibes, partenaire de l’activité, je ne faisais pas la fière. Cette histoire de mal de mer tournait dans ma tête. Néanmoins, je n’ai rien dit, histoire de ne pas jouer (tout de suite) les rabat-joie. J’ai préféré admirer le paysage. Soleil éclatant, belle nature, que rêver de mieux ? 

2. Prendre le bateau pneumatique pour rejoindre le catamaran

Cependant, est vite venu le temps d’embarquer dans le catamaran. Et pour cela, comme nous nétions pas à la marina, nous avons dû prendre le petit bateau qui paraissait bien frêle. Heureusement, Romain, notre hôte, s’est montré très rassurant. Et finalement, ces quelques minutes de trajet furent même agréables. 

 

3. Se sentir sur un catamaran (quasi) comme chez soi

Une fois sur le catamaran, accueil très sympathique de Cindy, notre hôtesse, la compagne de Romain, tout sourire. Je suis à l’aise. Il y a un canapé très confortable, des fruits et jus sur la table… Je m’y sentirais presque aussi bien que chez moi, si ce n’était ce satané tangage !

Avec les autres invités, nous faisons connaissance et j’essaye – en même temps – d’effectuer un travail mental pour faire croire à mon cerveau que je ne suis pas du tout sur un bateau.

4. Admirer la vue et être emplie d’un sentiment de liberté

La Guadeloupe vue d’un catamaran, c’est beau. Je dis là sans doute une banalité, mais tant pis.

En admirant la vue, en respirant l’air iodé, j’ai vraiment ressenti un sentiment de liberté très spécial. J’ai (un peu) compris le plaisir qu’ont les marins à être sur leur bateau. Ils ont un autre point de vue. Inspiration au rendez-vous.

5. Etre choyée par les hôtes = mal de mer atténué

Romain s’est ensuite mis à la barre (photo 1) et la croisière a débuté. Départ : Gosier. Arrivée : Capesterre. Environ 2 heures de traversée.

Coralie Febrissy (photo 2) nous a expliqué comment cette activité était née d’une rencontre entre elle et Romain et Cindy. Ils partagent cette envie de mettre en avant la beauté et la culture de la Guadeloupe.

Ensuite, Cindy (photo 3) nous a parlé de leur concept, Voiles Caraïbes, qui consiste à proposer des « séjours inoubliables (sur leur catamaran) où se mêlent détente, farniente et évasion ». Leur histoire est belle. Romain était administrateur de réseaux, elle photographe, quand ils se sont rencontrés. Ils avaient envie d’ailleurs, de voyages. Ils ont donc choisi de tout quitter pour venir en Guadeloupe et concrétiser ce projet. Cela fait deux ans qu’ils sont installés dans l’archipel. Et ils vivent sur leur bateau. 

Je passais vraiment un moment plaisant, mais plus le temps passait, plus physiquement, cela se gâtait pour moi. Un  noeud dans l’estomac. Le mal de mer. Terrible !

Je n’aime pas prendre des médicaments. Alors, j’avais emmené mon citron que j’ai commencé à triturer et à sentir… Une recette de grand-mère, oui, oui. Cependant, rien n’y faisait, cela n’allait pas.

Heureusement, Romain et Coralie m’ont fourni de multiples conseils : se placer à l’avant du bateau, se couvrir pour avoir plus chaud. Et ils ont pris le temps de bavarder avec moi, pour me faire oublier mon mal. Et cela a fonctionné ! Je les remercie vraiment de leur sollicitude.

6. Déguster de délicieux mets indo-guadeloupéens

Manger sur un bateau, je n’aurais jamais cru cela possible pour moi. Comme je souffrais du mal de mer, j’étais à l’avant et j’ai donc raté les explications de Pascal Ramassamy de l’association Jeunesse de Pombiray sur le dessert qu’il a préparé avec les autres invités. 

Toutefois, je me suis rattrapée sur la seconde partie : la dégustation des délicieux mets qu’il avait apportés. Nous étions arrivés à Capesterre, le bateau bougeait bien moins, mon mal de mer s’en allait doucement… Juste à temps ! A moi, les bons plats de Pascal, aux saveurs inhabituelles, mais délicieuses. Merci Pascal !

7. En prendre plein la vue avec le coucher de soleil

Le ciel était en feu. Mon smartphone ne pouvait capturer ni la beauté du paysage, ni la magie du moment, malheureusement.

8. Restez estomaquée par le combo pleine lune + feux d’artifices + lumières du bateau de croisière

Et soudain, il a fait nuit. Et la croisière a pris un tour relevant tout simplement de l’exceptionnel.

  • Il y a eu la magnifique pleine lune qui se reflétait sur l’eau. Les vagues avaient une couleur si particulière.
  • Nous avons aussi eu droit à un feu d’artifices, au loin, du côté de Gosier. Sans doute pour la fête du nautisme, ou que sais-je.
  • Et nous apercevions également les jolies lumières d’un bateau de croisière qui s’en allait tranquillement…

9. Prendre le bateau pneumatique de nuit pour débarquer sur la plage

Que le temps passe vite quand on est en agréable compagnie ! 

Cependant, il était déjà temps de nous quitter. Malheureusement. Nous étions si bien… Là encore, pas de marina, à nous le bateau pneumatique ! L’aventure jusqu’au bout. Heureusement, la pleine lune était là pour nous éclairer.

10. Avec Carter, Ingrid au volant, ne pas voir passer le temps lors du trajet retour

Et finalement, terre, terre ! Nous étions à Capesterre. Nos voitures à Gosier. Comment allions-nous faire ? Bien sûr, Créole Trip avait tout prévu. Deux voitures Carter, le service de chauffeurs privés de la bien connue startup An sav fè sa, nous attendaient.

Notre chauffeur s’appelait Ingrid. Elle avait une conduite très agréable. Je n’ai pas vu le temps passer.

En résumé, je ne regrette pas du tout d’avoir accepté de faire cette croisière avec Créole Trip et Voiles Caraïbes.

Ce fut de beaux instants, contrariés par mon mal de mer, mais uniques. Les magnifiques paysages, le beau catamaran, l’agréable compagnie, et ce sentiment d’avoir vécu 5 heures exceptionnelles.

A votre tour !

Dernière photo, crédit : CF – Créole Trip.
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