Dans l’archipel guadeloupéen, la tendance varie peu depuis plusieurs années : les voitures sont en nombre croissant et la circulation routière est donc de plus en plus difficile. Ces réalités que les habitants, mais également les personnes de passage, constatent au quotidien, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) en expose les chiffres à la page 10 d’un document intitulé « La Guadeloupe : une région, un archipel », datant de juillet 2011:

« 2809 km d’axes routiers desservent la Guadeloupe. Leur fréquentation augmente fortement. Par exemple avec 90 000 véhicules par jour, le pont de la Gabarre, qui est un point névralgique du réseau routier et assure le passage entre Grande-Terre et Basse-Terre, a doublé son trafic entre 1992 et 2007. En 2006, 80 % des actifs guadeloupéens se rendent à leur travail en voiture, dix points de plus qu’en 1999. Dans le même temps, l’utilisation des transports en commun recule de trois points : seuls 9 % des actifs les utilisent. »

Même si ces chiffres datent un peu, ils rendent bien compte du phénomène de plus en plus préoccupant.

En effet, outre la pollution engendrée, l’incroyable nombre de voitures sur les routes guadeloupéennes entraîne une problématique majeure : les embouteillages, enfer quotidien bien connu auxquels les automobilistes guadeloupéens n’échappent pas. Bien au contraire.

Et cela semble s’être empiré depuis que les ronds-points ont fleuri dans le département. Ils causent bien souvent d’importants ralentissements, du fait de leur engorgement à la fois à cause de l’incivilité de certains automobilistes, mais aussi de la méconnaissance des « règles » par d’autres qui ont passé leur permis à une époque où il n’y en avait que peu dans l’île.

S’il y a autant de voitures en Guadeloupe, c’est parce que cela reste le meilleur moyen pour se déplacer dans le département.

Le transport public présente encore d’importantes lacunes, bien que le Conseil général de la Guadeloupe se soit lancé dans une grande réorganisation depuis 2007. Tant bien que mal. Certes, il est fini le temps (enfin presque) où il n’y avait aucun emplacement d’arrêt de bus, où les transports s’arrêtaient où et quand ils le voulaient, où les tarifs variaient d’un jour à l’autre. Mais il n’empêche que les bus n’ont pas tous des horaires fiables (lorsqu’ils en ont), que toutes les zones ne sont pas bien desservies, certaines étant vraiment délaissées. Et surtout passer 19h, voire 18h, il n’y a tout simplement pas de bus.

En somme si tu vis dans une zone mal desservie et/ou que tu as besoin de te déplacer un peu, beaucoup, la nuit, vive la galère si tu n’as pas de voiture.

Un document intéressant à consulter pour en savoir plus sur ce thème : « Les chiffres du transport en 2011 » de l’Observatoire régional des transports.

Quelques statistiques que j’ai notées durant mes recherches pour écrire ce billet : La Guadeloupe, c’est près de 405 000 habitants sur un territoire de 1628 km2, divisé en 32 communes, et 98 % de la population qui vit en ville. Selon les chiffres de l’Insee datant de 2011, la Guadeloupe compte 604 routes départementales et 1915 voies communales.

Billet publié le 18 février 2013 sur mon précédent blog et légèrement modifié. 

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