Début 2014, des tensions entre la République Dominicaine et Haïti ont placé la Caraïbe sur la scène internationale.

L’arrêt 168/13 de la cour constitutionnelle daté de septembre 2013 est partie intégrante d’un projet de loi sur la naturalisation en République Dominicaine qui tend à résoudre « le problème haïtien ». Il a pour conséquence la privation de droits de quelques 250 00 descendants d’immigrés illégaux.

Pendant plus de six mois, des voix haïtiennes et internationales s’élèvent contre cette nouvelle disposition législative au nom du respect des droits de l’Homme.

Face à la pression diplomatique, le chef du gouvernement dominicain Danilo Médina tient bon au nom de l’indépendance de l’Etat. En janvier 2014 au sommet de la CELAC à Cuba, il se défend en ces termes :

« je n’accepterai que quiconque ni petit, ni grand porte atteinte la souveraineté de la République dominicaine ; personne n’a été privé de nationalité, parce qu’on ne prive pas quelqu’un de ce qu’il ne possède pas».

Une issue diplomatique et juridique saluée par le gouvernement haïtien semble trouvée en juin 2014, suite à la médiation du CARICOM et du Venezuela. 

La voie de l’apaisement est donc ouverte, jusqu’à ce que la question migratoire transfrontalière sur le territoire d’Hispaniola trouve une solution plus durable.