Lancée le 22 décembre dernier, la construction du canal du Nicaragua donne lieu à une couverture médiatique considérable depuis des mois.

Pharaonique, le chantier va nécessiter cinq ans de travaux et 41 milliards d’euros d’investissement.

Aux commandes : la Hong Kong Nicaragua Canal Development Investment Company, un groupe chinois, qui s’est vu accorder un permis d’exploitation de 50 ans par le gouvernement nicaraguayen, en juin 2013.

Ces dernières semaines, ce sont les marches de protestation contre ce « super-canal » qui font la une.

Des milliers de paysans, craignant les expropriations à venir, ont en effet manifesté dans les rues pour dénoncer le projet.

Des associations ont également exprimé leurs vives inquiétudes concernant l’impact négatif sur l’environnement.

Une délégation de la Convention de Ramsar, relative aux zones humides d’importance internationale, s’est rendue sur place mi-janvier pour enquêter à ce sujet.

Le canal du Nicaragua devrait compter près de 300 km de voie navigable, une largeur et une profondeur annoncées comme supérieures à celles du canal du Panama, dont il sera le grand rival.