Flashback Caraibe : entre la République dominicaine et Haïti, rien ne va plus

Depuis de nombreux mois, la République dominicaine et Haïti entretiennent des relations très tendues, pour cause de crise migratoire entre ses deux pays frontaliers.

La raison : l’adoption, en 2013, par la Cour constitutionnelle dominicaine, d’un arrêt affirmant que « les enfants nés dans le pays de parents étrangers en transit n’ont pas la nationalité dominicaine » et ce, avec effet rétroactif jusqu’en 1929. Des centaines de milliers de personnes, majoritairement descendantes d’Haïtiens, se sont ainsi retrouvées sans papiers et sous la menace d’expulsion.

Très relayée par les médias à l’échelle régionale, mondiale, la nouvelle a provoqué un flot de réactions d’indignation et d’opposition.

Sous pression, le gouvernement dominicain a fait passer une loi de naturalisation en mai 2014 et mis en œuvre un Plan national de régularisation, pendant un an, jusqu’au 17 juin dernier. Des milliers d’habitants ont ainsi pu obtenir des papiers.

Par ailleurs, plus de 65 000 personnes – selon les autorités dominicaines – auraient quitté volontairement la République dominicaine pour Haïti, entre le 18 juin et début août. Mais, d’après différents observateurs, la peur des déportations et des violences auraient motivé leur départ.

Le 14 août, la République dominicaine a officiellement repris les déportations des personnes considérées comme des immigrants illégaux.

Le gouvernement haïtien, qui doit accueillir ces nouveaux venus, fait face à une crise humanitaire croissante.