Connu à travers le monde pour ses tubes de reggae dancehall et ses prestations de DJ, le Jamaïcain Vybz Kartel, âgé de 37 ans, séjourne en prison depuis octobre 2011. Il est accusé de complicité du meurtre de Clive Williams, qui serait mort le 16 août 2011, à Havendale, St Andrew. Le corps n’a pas été retrouvé.

Plusieurs fois reporté, le procès concernent ce crime devrait débuter à la fin du mois de mai prochain. Vybz Kartel est aussi accusé de complicité pour l’assassinat de Barrington Burton, tué le 12 juillet 2011, de possession illégale d’armes et de détention de cannabis.

Dans une lettre ouverte qui a circulé sur internet début mars, Vybz Kartel affirme être innocent et s’en prend à la police :

« Tout ce qui a trait à mon cas est une fabrication, tout est fabriqué. Je ne sais pas à qui appartenait le maïs sur lequel j’ai pu marcher dans le passé, mais il revient maintenant à me hanter. ».

Vybz Kartel clame son innocence, la police dit avoir des preuves solides, le procès n’a pas encore eu lieu, mais toute cette affaire a déjà fait couler beaucoup d’encre.

Bien avant celle-ci, Vybz Kartel était déjà un personnage très controversé.  Il avait notamment fait l’objet d’une vive polémique en 2011. Le trentenaire aux dents baguées et aux multiples tatouages s’est blanchi la peau, car il voulait adopter un « nouveau look », avait-il expliqué à l’époque.

Ravi de sa transformation, il s’en est même félicité dans une chanson diffusée fin 2010, intitulée « Cake Soap », le savon qu’il aurait utilisé pour ce faire.

Cependant, il s’est très vite retrouvé sous le feu des critiques. Il lui a été reproché d’inciter les gens à utiliser sur leur peau un produit inadéquat et inefficace, mais plus généralement de faire la promotion du blanchiment de la peau, une pratique dangereuse , de refuser sa noirceur et donc de sa « négritude ».

Malgré toutes ces affaires, fustigé de toutes parts, la célébrité jamaïcaine n’a pas pour autant perdu (tous) ses fans. Et, ses morceaux restent très joués et appréciés dans la Caraïbe.

Billet publié en 2013 sur mon précédent blog et légèrement modifié.