Le début de l’année 2014 a été marqué par la poursuite de l’agitation politique en Haïti.

Motif de la crise : l’absence de tenue d’élections au cours des trois dernières années qui a rendu caduc le parlement, les mandats des 99 députés et de deux tiers des sénateurs étant arrivés à leur terme.

Le président haïtien, Michel Martelly, a donc la possibilité de diriger seul, par décret.

Les manifestations populaires antigouvernementales, sur fond d’accusations de corruption et de dérives autocratiques, se succèdent depuis plusieurs mois. L’opposition la plus radicale réclame notamment le départ du président. 

Les négociations en cours depuis des semaines n’aboutissant pas, le premier ministre Laurent Lamothe et son gouvernement ont dû démissionner mi-décembre 2014.

Un accord de dernière minute sur la tenue d’élections d’ici la fin de l’année a finalement été signé le 11 janvier avec quatre partis d’opposition. Mais il n’a pas résolu le blocage politique.

Un nouveau premier ministre, Evans Paul, et son gouvernement ont été installés le 16 janvier.

Cependant, l’instabilité demeure, les manifestations de protestation se poursuivent.

Merci pour le partage
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •