Venues du Brésil, les sargasses, ont envahi les côtes de multiples territoires de la Caraïbe, depuis plusieurs mois. Sur le sable ou dans l’eau, ces algues brunes s’amoncellent par tonnes, se décomposent et causent d’importantes nuisances visuelles et odorantes.

Les plaintes des populations se sont multipliées au fil des semaines. Les risques pour la santé sont reconnus et les conséquences économiques sont désastreuses.

Pour le tourisme notamment, car les sargasses constituent « un visiteur indésirable » qui « ôte l’expérience de la plage à nos clients », selon l’organisation caribéenne du tourisme, la CTO.

Ramasser ces centaines de tonnes d’algues brunes apparaît indispensable, mais implique de trouver des solutions efficaces pour les éliminer ou les utiliser.

Pour mener le combat, des moyens importants sont nécessaires. Fin juillet, le Mexique a annoncé avoir investi un peu plus de neuf millions de dollars et embauché 4 600 travailleurs temporaires pour nettoyer les plages.

Plus récemment, l’assemblée locale de Tobago a qualifié l’invasion des sargasses de catastrophe naturelle et débloqué trois millions d’euros pour financer une vaste campagne de nettoyage. Elle a ainsi pu faire appel aux services d’entreprises lourdement équipées qui ramassent les algues tous les jours.

Du côté des Antilles françaises, l’Etat a arrêté un Plan sargasses qui comporte un « fonds exceptionnel » de deux millions d’euros pour les actions d’élimination et l’organisation d’une conférence internationale réunissant les Etats de la Caraïbe, durant le second semestre.