La Caraïbe, région à la biodiversité exceptionnelle, est fortement concernée par le changement climatique.

Les effets de l’évolution du climat sont désastreux, notamment pour : l’environnement, l’agriculture.

Aussi, les pays caribéens veulent faire entendre leur voix, partager leurs problématiques, lors de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, en fin d’année, à Paris.

Pour préparer ce rendez-vous international majeur, une vingtaine de gouvernants caribéens vont participer à un sommet régional sur le climat, organisé en Martinique, le 8 mai.

Cette réunion de préparation sera présidée par Francois Hollande, qui se rendra dans l’île dans le cadre de sa tournée dans la Caraïbe. Les participants listeront les solutions à mettre en place pour contrer les effets du changement climatique.

Cependant, certaines initiatives sont déjà mises en œuvre dans la région et portent leurs fruits. Ainsi, le Costa-Rica a développé fortement les énergies renouvelables, avec succès, pour couvrir ses besoins en électricité.


Pour la COP21, satisfaction et félicitations

La 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dite COP21, qui s’est tenue du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, a débouché sur un accord adopté par 195 pays et qualifié d’« historique ».

Nombre de Caribéens ont exprimé leur satisfaction concernant les engagements pris, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Ils se sont notamment félicités que l’augmentation de la température soit limitée à 1,5 degré celsius. 

La signature d’un accord satisfaisant pour la Caraïbe était d’autant plus important qu’elle fait partie des régions les plus vulnérables au réchauffement du climat et ses effets : montée des eaux, cyclones, inondations, etc.

Les Caribéens se sont donc mobilisés et ont parlé d’une seule voix lors de la COP 21, afin d’obtenir que les problématiques économiques et environnementales de leurs territoires soient prises en compte. 

Cependant, l’accord de la COP 21 ne fait pas l’unanimité dans la Caraïbe. Certains observateurs regrettent qu’il énonce davantage de promesses que de vraies mesures pour lutter contre le changement climatique. Et les inquiétudes et interrogations perdurent.