#FMLF2015 : Instantanés et étrangetés de Liège

Durant ce #FMLF2015, nous avons eu l’occasion de parcourir le centre-ville de Liège de long en large, car les événements au programme se déroulaient dans différents lieux de la ville : Espace Tivoli, Cité Miroir, le Forum, le Théâtre, l’université Opéra, l’école Hazinelle, le RElab (Fablab), etc.

J’ai préféré la Cité Miroir, espace culturel bien aménagé, servant à la fois de point de rencontre, d’espace numérique, de bibliothèque vivante, d’accueil de stands, de plateau télé (pour TV5 Monde). Le bâtiment est beau, agréable, pratique.

Cité

La Cité Miroir à Liège – Photomontage Mylène Colmar

J’ai aimé me promener dans la ville et m’y perdre (un peu).

Les Liégeois m’ont rappelé la bienveillance des Montréalais. Tu sembles perdue, ta carte de la ville ouverte devant toi. Eh bien, ils te proposent naturellement leur aide. Cela paraît une évidence, mais cela ne m’est guère arrivé dans d’autres pays.

Puisque je parle de se balader dans les rues, j’ai trouvé surprenant le nombre élevé de sans-abri de tous les âges. Ce contraste entre cette criante pauvreté et la richesse apparente de la ville, avec ses grands magasins, ses énormes monuments, ses affiches annonçant une foule d’événements en cours m’a frappé. Je ne m’attendais pas à retrouver ce même sentiment que j’éprouve en me promenant à Paris, surtout que j’avais passé quelques jours à Bruxelles auparavant sans faire ce constat.

Quelques vues de Liège. Photomontage Mylène Colmar.

Quelques vues de Liège. Photomontage Mylène Colmar.

J’ai marché dans les rues le jour, mais aussi la nuit, assez tard.

Jamais je n’ai ressenti ce sentiment d’insécurité que j’éprouve quelques fois en Guadeloupe, la nuit tombée. Sans doute, parce qu’à Liège, les éclairages sont pléthoriques, les forces de police très présentes, mais aussi grâce à ce regard naïf de touriste que je posais sur la ville.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est sans doute ce respect strict des indications/règles liées à la circulation. Tu n’as pas encore un pied sur le passage piéton que la voiture approchant s’est déjà arrêtée. Si le feu des piétons est rouge, même s’il n’y aucune voiture à l’horizon, les gens ne traversent pas. Ils attendent, patiemment, que le feu soit vert. Une fois encore, j’ai vraiment eu le sentiment de marcher dans les rues de Montréal, même si les Liégeois font preuve à mon avis d’encore plus de discipline.

Autre « étrangeté », ou disons plutôt curiosité.

A Liège, les magasins ferment très tôt, 18h30, 19h, alors qu’il fait nuit à 22 heures en ce moment. Cela est déjà en soit surprenant. Cependant, ce qui m’a le plus étonné, c’est que les vendeurs t’empêchent d’entrer dans le magasin à partir de 18h15 si la fermeture est à 18h30. C’est la première fois que cela m’arrivait. Une amie Guadeloupéenne qui vit à Bruxelles depuis plusieurs années m’a expliqué que les employés avaient une marge de temps avant la fermeture pour ranger, etc. Et donc, sachez-le, si vous avez un achat de dernière minute à faire à Bruxelles, ou à Liège, laissez tomber ! J’ose dire que j’ai ri en pensant au fait que dans d’autres pays que j’ai visité, dépasser l’horaire de fermeture pour « gagner » quelques clients de plus est une évidence…

Mylène - Liege.JPG

Dans les rues de Liège. Cc SK

Et sinon, la ville est jolie, avec ses bâtiments en pierre sombres, ses multiples cathédrales, ses rues pavées, ses statues imposantes, ses grandes places. C’est plutôt agréable de s’y promener, comme je le disais un peu plus haut, ou juste de se poser sur un des ponts et d’embrasser du regard le panorama.

Liège, ce sont des étrangetés, mais surtout une belle tranquillité.

Merci pour le partage
  •  
  •  
  • 2
  • 2
  •  
  •  
  •  
    4
    Partages
  •  
  •  
  • 2
  • 2
  •  
  •