Cela fait des mois que je veux écrire sur Une géographie populaire de la Caraïbe de Romain Cruse, géographe, spécialiste de la région.

Quand je l’ai lu, j’ai de suite voulu rédiger un billet sur les raisons pour lesquelles ce pavé de presque 600 pages est devenu, pour moi, un incontournable parmi les ouvrages à lire pour mieux connaître la Grande Caraïbe. Et puis, par manque de temps, j’ai remis cela à plus tard, et encore à plus tard… Et nous voilà donc bientôt en août et je n’ai toujours rien publié.

Ce matin, je me suis dit que cela ne pouvait plus durer.

Je ne vous raconterai pas ce qu’il y a dans ce livre, qui contient une foule d’informations sur différents thèmes : géographie, histoire, économie, société, culture, etc.
Rien que le sommaire détaillé fait six pages, et la bibliographie 43. Heureusement, le contenu textuel est parsemé de cartes et de magnifiques photos.

Ce qui m’a poussé à acheter ce livre, c’est avant tout l’angle d’attaque choisi, bien expliqué dans la présentation en 4e de couverture. Extrait.

« Une géographie populaire de la Caraïbe, adaptation d’Une histoire populaire des États-Unis de Howard Zinn, rompt avec le regard enchanteur et fantastique des clichés touristiques. La Caraïbe est enfin une terre habitée. Romain Cruse mise ainsi sur une géographie humaine : la terre racontée par celles et ceux qui l’habitent. »

Ensuite, ayant lu nombre de textes de Romain Cruse sur la région, je savais que je ne serais pas déçue par ma lecture, car il maîtrise son sujet, comme on dit. Fort d’années passées sur le terrain, à échanger avec la population, à découvrir différents lieux, il possédait toutes les connaissances pour rédiger cet ouvrage.

Une fois que j’ai commencé ma lecture, je ne pouvais plus m’arrêter.

J’emportais le livre partout, et dès que j’avais un moment, je me replongeais dedans. J’ai vraiment eu l’impression de me promener dans la Caraïbe, de suivre un guide savant qui me distillait des informations tout au long d’une longue et belle balade, de pays en pays.

J’ai aussi aimé le point de vue tranché et argumenté de Romain Cruse.

Il a fait des rappels essentiels, comme celui sur « la découverte » d’îles par Cristophe Colomb.

Ou encore sur la vision fausse de la région présentée par Google.

Et aussi, l’usage de pesticides en Guadeloupe.

Ce ne sont que des exemples. Il y en a beaucoup d’autres.

Je vous invite donc vraiment à lire Une géographie populaire de la Caraïbe, parce qu’il est impossible que vous n’appreniez pas quelque chose, mais en plus, que vous n’aimiez pas encore plus la région, dont la richesse multiforme est impressionnante.

Pour lire un extrait du livre, cliquez sur ce lien.
Pour en savoir plus sur Romain Cruse, sa fiche sur le site de l’Association des écrivains de la Caraïbe.

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