Comme je l’ai déjà dit, je tiens une veille quotidienne sur l’actualité de la Grande Caraïbe (via le réseau social Twitter), et grâce à celle-ci, je fais quasi chaque jour des découvertes très diverses.

Cependant, j’ai une autre source précieuse d’informations : les gens. Ils sont nombreux à partager avec moi des informations sur les actualités, les profils intéressants de la région. J’en profite d’ailleurs pour les remercier.

C’est ainsi que Manuel Wachter, un Guadeloupéen, ami de longue date, m’a un jour parlé des Global Shapers, une communauté de plus de 6 000 jeunes (entre 20 et 30 ans) prometteurs vivant aux quatre coins du monde. Une initiative du Forum économique mondial créée en 2012. Bien sûr, il y a des Global Shapers dans la Caraïbe, ce qui a naturellement accentué ma curiosité.

Manuel, qui a travaillé pour le Forum pendant quelques années, a grandement participé au lancement de cette communauté. Il est donc bien placé pour en livrer les objectifs. « Le Forum avait noté que durant l’année 2011, il y avait eu beaucoup de mouvements de jeunes dans le monde qui avaient remis en question la façon dont la politique et l’économie fonctionnaient. Il s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire sur cela, d’où la création de cette communauté Global Shapers. L’idée était que dans chaque ville du monde, dans chaque petite île de la Caraïbe, soient identifiés des jeunes prometteurs dans tous les domaines pour constituer des équipes poursuivant trois buts :

  • remettre en question, de manière constructive, leurs leaders locaux, en organisant des débats, des ateliers ;
  • mettre en place des projets d’action sociale ;
  • travailler sur le développement personnel afin de devenir des leaders décisionnels majeurs ».

Au fil des ans, les groupes de Global Shapers se sont multipliés dans le monde, si bien que la communauté comple plus de 450 « hubs ».

Et des Global Shapers caribéens, il y en a en Haïti, Jamaïque, mais aussi à Porto-Rico, St Kitts, Sainte-Lucie, Trinidad, Barbade, Guyana, Aruba, Belize, etc. Du fait de la diversité des habitants de certains territoires comme Trinidad, Manuel a instauré deux règles : chaque groupe de Global Shapers doit compter au minimum 30% de femmes et refléter réellement la diversité locale.

Réunir des jeunes aux grands potentiels, aux multiples qualités, pourquoi pas ?  Mais pour quoi faire exactement ? Pour quels résultats ?

Mes doutes sur le côté concret de la communauté ont été partiellement dissipés en parcourant la liste conséquente des projets menés, consultable en ligne sur le site.

Cependant, j’ai aussi consulté le rapport annuel 2014/2015. Ces années-là, les Global Shapers, c’était :

  • des campagnes mondiales : #SHAPEsustainability, Shape Love initiative, United Against Ebola ;
  • des challenges pour faire émerger des idées
  • des projets sur des thèmes précis, comme le climat, la santé, la culture.

Certains membres de la communauté ont aussi pu se rencontrer, dans le cadre de rencontres, d’événements internationaux, en Suisse, en Chine, etc. Ils ont également eu l’opportunité de discuter avec des dirigeants institutionnels, des chefs d’entreprise, de donner leur avis sur des projets majeurs dans différentes parties du monde.

Cela donne envie, n’est-ce pas ?

Toutefois, il n’y a pas encore de groupe de Global Shapers en Guadeloupe. Pourtant, je connais nombre de jeunes (comme Jasmina Legros par exemple) qui ont tout à fait le profil. Cela ne coûte rien d’envoyer sa candidature

NB : En ce moment, la communauté Global Shapers effectue un sondage en ligne pour recueillir l’opinion des jeunes et ainsi faire « entendre la puissante ‘voix de la jeunesse’ aux acteurs intéressés à apporter soutien et contribution aux questions d’importance pour les jeunes ». – MAJ 06/09 : Ce sondage est malheureusement terminé.

Ps : J’aurai l’occasion de vous parler de Manuel à nouveau sur ce blog, car il a un parcours professionnel à l’international vraiment intéressant, mais aussi travaille sur un enjeu d’importance, les stratégies de diversité et d’inclusions des minorités dans l’entreprise.

Merci pour le partage
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