Hier, j’étais au Salon de l’Habitat, au WTC à Baie-Mahault, non pas pour faire le tour des stands, mais afin d’assister à une conférence gratuite, d’importance, avec des intervenants experts incontournables s’exprimant sur « L’habitat face aux risques naturels en Guadeloupe ».

Malheureusement, le grand public n’a pas été au rendez-vous. Pourtant, nous devrions tous être concernés, avides d’informations et de conseils pour mieux nous préparer aux dangers liés aux multiples risques naturels qui caractérisent notre région : cyclones tropicaux, séismes, éruptions volcaniques, tsunamis et toutes leurs conséquences.

Bref. J’ai live-tweeté la conférence et je tenais à en faire un récap’ certes non exhaustif.

Disons qu’il s’agit de ma modeste pierre à l’édifice pour relayer les informations et favoriser cette prise de conscience dont je parlais plus haut.

1. Back to basics express

Christian Anténor-Habazac, ingénieur électronicien et physicien retraité, a livré toutes les informations essentielles sur le cyclone tropical et le séisme.


Il a souligné les dangers liés aux cyclones tropicaux.

Il n’a pas manqué de préciser que les médias nationaux et locaux ont partagé bien des erreurs dans le cadre de leur couverture des passages des récents ouragans dans la région. Il m’a d’ailleurs indiqué – par la suite – qu’il serait intéressant que les journalistes suivent une formation sur cette thématique pour mieux traiter la question. Pourquoi pas ?

Il aussi détaillé le fonctionnement de la plaque Caraïbe, en rappelant que la Guadeloupe était dans une zone de séisme majeure.


2. Plus d’actions de sensibilisation et de « répression » à venir

Françoise Varin, responsable de l’unité Qualité de la Construction, service Habitat et Bâtiment Durable de la DEAL Guadeloupe, a évoqué les objectifs et actions du Plan séisme 2 (2016-2020).

A noter que la DEAL a relevé un taux élevé de non-conformité des constructions en Guadeloupe, pour cause de méconnaissance, de difficultés de mise en œuvre et de manque de coordination des acteurs.

Françoise Varin a expliqué que le parquet allait être saisi concenrnant les personnes/structures qui ne respectent pas les règles.

3. A Saint-Martin, pléthore d’exemples de tout ce qu’il ne faut pas faire…

Le Conseil Architecture Urbanisme Environnement (CAUE) est revenu sur la mission d’expertise qu’il a menée à Saint-Martin juste après le passage d’Irma. Beaucoup d’équipements collectifs très anciens, non conformes, détruits.

Le CAUE livre aussi ses conseils basés sur ses retours d’expérience.

Michèle Robin-Clerc, architecte-urbaniste-expert, a également partagé les leçons qu’elle a tiré après le passage du cyclone Irma à Saint-Martin.

« Ce n’est pas une fatalité, le cyclone. On peut lutter. »

4. Bonnes pratiques et lacunes à combler

Bonne pratique que l’on pourrait copier, selon Christian Anténor-Habazac : Anguilla, île caribéenne, est tsunami ready. Une ligne bleue a été tracée au sol pour permettre aux gens de savoir où se placer pour être en sécurité. Des panneaux à ce sujet sont également présents.

Paul Quistin, directeur technique du bureau de contrôle ANCO, a lui souligné qu’il n’y a pas de réglementation pour la conception paracyclonique, alors qu’il en a pour la construction parasismique.

Il a aussi donné des conseils pour une « assurance tous risques ».

5. Bien se préparer et se protéger, une nécessité

Charles Théotiste, directeur Antilles de l’assureur ADEP a souligné l’importance des déclarations de sinistres après les passages des ouragans Irma et Maria.

Il est revenu sur la définition et le fonctionnement du fonds de secours pour l’Outre-mer.

En résumé, vous n’étiez pas à cette conférence ? Vous avez raté une foule d’informations. Merci aux intervenants pour la qualité des informations délivrées.

Merci pour le partage
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