La 4e édition de Startup.gp, événement organisé par GuadeloupeTech, cluster de l’économie numérique de Guadeloupe, a eu lieu le 19 mai dernier.

Et comme chaque année, j’ai décidé de vous proposer un récap’ de l’événement. Cependant, devant ma page blanche, au moment de rédiger les deux billets habituels, je n’y arrivais pas. Trop d’informations à synthétiser, d’abord.

Et puis, cette année, puisque je faisais partie de l’équipe, mon point de vue est forcément biaisé et je n’ai pas assisté à tout.

J’ai donc décidé d’innover.

Je ne ferai pas un ou même deux billets, mais plusieurs que je publierai au fil des jours, de manière espacée. Ils seront plus courts (quoique) et porteront sur différents points abordés lors de l’événement.

Je commence par un premier billet récap’ qui m’est apparu évident : ce que j’ai aimé, mais aussi ce que j’ai moins apprécié.

1. Une grande diversité d’intervenants

Je ne vais pas m’amuser à les citer tous, d’autant qu’il m’est plus facile de vous renvoyer au programme des workshops du matin et des tables rondes + conférences de l’après-midi.

Je tenais surtout à souligner que cet événement a rassemblé une trentaine d’intervenants, dont :

  • des startupers/entrepreneurs
  • des représentants d’associations majeures
  • des institutionnels
  • des représentants de grands groupes.

Une multiplicité de voix qui a permis d’avoir un panorama (certes non exhaustif mais pertinent) de ce que la Guadeloupe compte de « forces en présence » pour développer l’économie numérique.

Et vu qu’ils étaient une trentaine, je peux vous assurer que nous avons eu une foule d’informations, de conseils, de points de vue.

2. Le public au rendez-vous, en particulier des jeunes

Startup.gp, cette année, était un événement gratuit. Seul impératif : faire sa réservation en ligne sur All Mol, billetterie bien connue ici.

Les workshops ont enregistré un beau succès, même s’il restait bien des places pour deux des trois programmés à 9h… J’y reviendrai dans mes flops.

Le programme de l’après-midi a aussi séduit. Même si l’amphithéâtre n’était pas rempli, il y a eu beaucoup de monde, et ce jusqu’à la fin.

Voir toute cette assistance présente, composée de nombreux jeunes notamment, cela m’a fait chaud au coeur.

3. Kev’n et son hymne pour Startup.gp

Cela commence peut-être à se savoir que j’apprécie beaucoup Kev’n, artiste guadeloupéen qui a une générosité et une simplicité exceptionnelles. Ces morceaux sont toujours lumineux.

Il est aussi membre de GuadeloupeTech, car c’est un as de la communication visuelle, de la création 3D.

Kev’n pour la collation en musique de Startup.gp, ce fut un réel plaisir, une belle pause. J’ai aimé la chanson qu’il a écrite spécialement pour l’événement. J’attends avec impatience la version en ligne.

Et j’en profite pour faire un clin d’oeil à Mahité Perrault, autre membre de GuadeloupeTech, de l’équipe organisatrice de Startup.gp, qui nous a dévoilé une de ses facettes, en esquissant quelques pas de gwoka.

4. Sébastien Célestine en intervenant improvisé

Malheureusement, un intervenant des workshops n’a pu faire le déplacement. L’équipe en a été informée au tout dernier moment. Or, les participants étaient déjà là. Que faire ? Demander à Sébastien Célestine, le CEO d’All Mol Technology qui faisait partie de l’équipe organisatrice, de le remplacer à pied levé. Et il a accepté !

Ce qui est appréciable quand tu as des entrepreneurs chevronnés dans une équipe de bénévoles, c’est qu’ils ont eux aussi des connaissances et expériences à partager et sont toujours enclins à le faire. Merci Sébastien !

5. Réseautage et échanges tous azimuts

Dans un tel événement, tu ne peux pas ne pas échanger avec quelqu’un. Il y a tant de profils intéressants d’un seul coup !

J’ai eu plaisir à croiser des entrepreneurs que je connaissais déjà, mais aussi d’échanger avec des nouveaux. Nous avons parlé vraiment de tout : création d’entreprise, management, outils d’organisation, galères, projets. Nous avons échangé sur la Guadeloupe, sur la Caraïbe. Et comment tu as fait ci ? Tu penses quoi de ça ? Et pourquoi ne pas faire ceci ou cela ?

Les échanges, ils n’étaient pas seulement durant les workshops ou sur scène, ils étaient aussi dans les couloirs, durant les moments de pause, et le soir lors du cocktail networking.

J’ai également apprécié de rencontrer des personnes que je ne connaissais que via les réseaux sociaux. Cela fait plaisir de mettre un visage sur un nom de profil !

1. Il n’y avait quasiment pas de wifi au WTC

Je me répète puisque l’année dernière, c’était déjà comme cela, mais il le faut bien. Le plus gros flop est le wifi, pas disponible – convenablement – au WTC de Baie-Mahault.

Un événement numérique sans wifi à disposition, c’est inadmissible ! Nous sommes en 2017, dans un monde où l’économie numérique pour se développer a besoin d’au moins une chose : internet. Mettre à disposition du wifi de bonne qualité – je n’ose dire gratuitement, cela est une évidence pour bien des structures dans le monde.

Je ne comprends pas que :

  • le WTC, qui se veut un lieu de tenue d’événements majeurs, n’en fasse pas partie.
  • l’on en soit encore à devoir entrer un code dans une interface pour accéder à un wifi qui plante.
  • le WTC demande à payer des pass wifi par personne.

Nous voulions proposer de la vidéo live via Facebook & co, quasi impossible !
Nous voulions faire du live-tweet, impossible !
Nous voulions permettre que l’événement prenne une dimension internationale via des contenus en direct, qui auraient sans doute été très vus et partagés, impossible !

Et cela est très regrettable. A bon entendeur…

2. Et bien peu de 3G/4G

Et donc, vu que nous avions une connexion wifi très pauvre, nous nous sommes rabattus sur notre connexion 3G/4G.

Hélas, ce n’était pas tellement mieux ! Apparemment, selon les explications que j’ai obtenues, la configuration du lieu, les matériaux de la structure, font que cela ne passe pas bien.

Et donc, c’est la raison pour laquelle mon live-tweet sur Startup.gp a été complètement avorté le matin, et très minimal l’après-midi.

Frustation maximale.

3. Les gens qui ont réservé et ne sont pas venus

Organiser un tel événement, ce sont des semaines de travail pour une équipe de bénévoles. Ce sont aussi des intervenants qui ont pris de leur temps pour venir partager des informations.

Alors, je peux vous dire qu’il était un peu pénible de voir que deux des trois workshops prévus à 9h ne faisaient pas salle comble, alors que toutes les places avaient été réservées via la billetterie en ligne.

Ce n’est pas parce que cela est gratuit qu’il faut se sentir à l’aise de ne pas y aller. Certes, je comprends l’empêchement de dernière minute. Mais tout de même, une vingtaine de personnes auraient eu un empêchement… Pas possible.

4. Et ceux qui sont venus mais très, très en retard, même à 11h, voire midi…

Cela se passe de commentaire.

5. Programme serré, serré !

L’an dernier, je m’étais déjà plainte à ce sujet et je recommence. Cette année, le programme était à nouveau très dense. Une heure max à chaque fois, et donc des workshops qui s’enchaînaient à vitesse grand V, idem pour les tables rondes.

Même si tout s’est relativement bien enchaîné et que les horaires ont globalement été respectés, je reste sur ma frustration de cette course à la montre… Mais bon, je ne vais pas non plus trop me plaindre, vu que Startup.gp 4 = 12 heures d’événement quasi non stop.

 

Je ne peux terminer ce billet sans saluer l’ensemble de l’équipe organisatrice de Startup.gp, qui a fait de son maximum – bénévolement – pour que cet événement soit réussi.

Je veux aussi faire un clin d’oeil particulier à Jessica Brudey, Madame Foodîles, qui a géré le community management de l’événement avec moi. Avec Jessica, tout est simple, tout se passe toujours bien, en dépit des embûches. Encore merci ! 

Pour le prochain billet sur Startup.gp, comme je l’ai évoqué au début, je ne manque pas de matière. Je ne peux à l’heure qu’il est vous dire ce sur quoi il portera. Je prends le temps de « digérer » toutes ces informations.

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