Guadeloupe : Renaissance africaine, une exposition pour interroger les racines et l’identité afrodescendante

À la médiathèque Ernest J. Pépin du Lamentin, une exposition collective a invité à un voyage artistique et mémoriel entre la Guadeloupe et l’Afrique, du 13 février au 7 mars.

Intitulée « Renaissance africaine en Guadeloupe », elle a réuni une douzaine d’artistes plasticiens parmi lesquels Morice Vital, Philippe Laurent, Céline Funfrock, Ruddy Marc Roquelaure, Sandra Edwige, Thénea (Nina), Tika, Nicole Favières-Bourguignon, Christiane Ladéon, TillyJ et Adisa (Jimmy Cétout).

Chacun a apporté sa sensibilité et son langage plastique, offrant au visiteur une mosaïque d’expressions artistiques autour d’une même question : qui sommes-nous ?

Ils ont exploré, chacun à leur manière, les liens profonds entre héritage africain, mémoire historique et construction identitaire des Afrodescendants.

Mémoire, création et questionnement

Portée par l’organisation Afrocentricity International et coordonnée par l’artiste Jimmy Cétout, également connu sous le nom d’Adisa, l’exposition s’est inscrite dans le cadre du Mois de l’Afrique.

Peinture, sculpture, photographie ont dialogué dans un parcours artistique qui interroge les filiations, les transmissions culturelles et les traces visibles ou invisibles de l’Afrique dans la société guadeloupéenne contemporaine.

Les œuvres exposées ont proposé une diversité de regards.

Certaines évoquaient la mémoire collective et les héritages culturels, d’autres mettaient en scène des figures humaines puissantes, symboles de résistance, de transmission et d’espoir.

Des scènes de vie, des représentations de la spiritualité africaine ou encore des références aux traditions musicales et rituelles ont rappelé la richesse des influences africaines dans la culture caribéenne.

Au-delà de la simple présentation d’œuvres, l’exposition s’est voulu aussi un espace de réflexion et de transmission.

Elle a invité à revisiter l’histoire, à reconnaître les héritages africains qui façonnent les identités caribéennes et à ouvrir un dialogue entre passé, présent et futur. Dans cette perspective, des visites pédagogiques et des rencontres avec les artistes ont permis également aux scolaires et au public d’approfondir cette réflexion.

L’exposition a ainsi transformé la médiathèque du Lamentin en un lieu de mémoire, de création et de questionnement. Une invitation à regarder l’art comme un outil de conscience, capable d’éclairer les racines et d’imaginer les chemins à venir.

Mylène Colmar
Mylène Colmar

Journaliste, consultante éditoriale et éditrice en Guadeloupe. Caribbean blogger depuis 2007.