Je suis ravie. Le billet MAXI format que j’ai consacré à Axelle Kaulanjan a été beaucoup apprécié, lu. Alors, je continue ! Et voici donc le onzième.
Cette fois-ci, j’ai interviewé Fabrice Pierre, réalisateur et scénariste guadeloupéen que je connais depuis quelques mois. En novembre dernier, il m’a contacté pour me parler d’Harmony, une série qu’il tournera en Guadeloupe à partir de mai et qui sera diffusée sur Canal + Outremer fin 2026.
Pourquoi m’a-t-il écrit ? Parce que cette fiction originale fera la part belle au culinaire et qu’il a donc naturellement pensé à Foodîles, groupe qui accompagne les acteurs locaux de la food depuis des années. Pour rappel, je suis directrice de Foodîles Agency, l’entreprise en charge du pan location et événementiel.
Après quelques échanges avec Fabrice Pierre et la lecture du scénario d’Harmony, Jessica Brudey, la présidente de Foodîles, et moi-même avons été séduites par le projet. Nous avons donc accepté de faire partie des partenaires et nous avons vraiment à cœur que cette série originale soit une vraie réussite.
Je suis convaincue que Fabrice Pierre livrera une fiction dont nous serons fières, car au fil de nos conversations, j’ai noté sa passion, son envie de bien faire. Et bien sûr, il présente un CV très impressionnant. Tout cela m’a donné envie de lui consacrer un MAXI format.
D’ailleurs, il est bien temps que je lui cède la parole.
« Mon parcours est un peu spécial. J’ai grandi dans l’Hexagone, avec mes cousins et mes cousines. Ma grand-mère nous gardait, pendant que nos parents travaillaient. J’étais un peu l’enfant griot. Je pouvais raconter des histoires durant une heure et demie facilement, avant de nous endormir.
En classe de 3e, je savais que je voulais exercer un métier créatif, sans avoir d’idée précise. Malheureusement, je suis tombé sur une professeure qui a tout fait pour que je ne puisse pas passer en seconde générale. Je me suis retrouvé sans solution. Un autre professeur a donc choisi pour moi : BEP-CAP électrotechnique. »
« J’ai été orienté de force dans une filière dont je ne voulais pas. »
« J’ai ensuite effectué une première d’adaptation, obtenu un BAC technologique avec mention, puis un BTS en informatique avec mention. Je me forçais en me disant qu’il me fallait effectuer des études pour m’en sortir. J’ai d’ailleurs fait des pieds et des mains pour entrer en école d’ingénieurs et j’ai réussi.
Cependant, le second jour d’école, le soir, chez moi, je fais un cauchemar : je me vois littéralement mourir d’une crise cardiaque devant des lignes de code informatique. Je me rends compte que ce n’est pas du tout ce que je veux faire. Mes études ne correspondent pas à ma personnalité.
J’ai alors ressenti cette peur panique en me disant : tu t’es trompé de route. Qu’est-ce que tu veux vraiment faire ? J’ai réfléchi. J’ai repensé à l’époque où, gamin, je voulais raconter des histoires. Dans la famille, dès qu’il y avait une caméra vhs, c’était moi qui filmais. »
« C’est devenu comme une évidence : il fallait que je raconte des histoires. »
Direction les Etats-Unis
Pourquoi as-tu choisi de quitter la France pour la suite de tes études ?
« J’ai décidé de partir aux Etats-Unis parce que c’était l’époque où les premiers athlètes français allaient s’entraîner dans des facultés américaines. Très jeune, j’ai fait du sport de haut niveau : d’abord du football, puis, à partir de l’âge de 16 ans, de l’athlétisme. J’ai gagné des championnats départementaux, j’ai enchaîné des performances suffisantes pour entrer dans une faculté américaine, Nicholls State University en Louisiane.
De plus, en France, une fois que tu étais dans une filière, il était très compliqué d’en sortir. Il aurait fallu que je reparte à zéro alors que j’avais déjà un certain âge. J’ai découvert cette opportunité d’étudier aux Etats-Unis grâce à des amis. Je pouvais choisir ce que je voulais, j’ai donc postulé. »
« Rapidement, une fois là-bas, le sport est devenu mon plan B, et le cinéma, mon plan A. »
« J’ai étudié les médias, les communications, le cinéma. J’ai ainsi obtenu un Bachelor of Arts en 1995. »
« J’ai commencé ma carrière en Guadeloupe. »
De manière surprenante, compte tenu de ton parcours, tes premières grandes expériences professionnelles ont été guadeloupéennes. Raconte-nous.
« J’ai vécu un temps aux Etats-Unis, puis je suis retourné dans l’Hexagone pour effectuer mon service militaire. Par la suite, j’ai travaillé à Londres, avant de décider de venir en Guadeloupe en 1997 pour me ressourcer. J’avais gardé de fortes attaches avec mon île, puisque j’y revenais régulièrement en vacances. De plus, mes parents étaient rentrés définitivement.
A l’époque, 90% des réalisateurs qui étaient à RFO (ndlr : Guadeloupe la 1ère) venaient de l’Hexagone. Raymond Philogène (réalisateur et producteur) s’est battu pour faire travailler des locaux. C’est ainsi que je suis devenu, grâce à lui, l’un des premiers réalisateurs guadeloupéens à intégrer la station, en télévision.
Ensuite, j’ai fait le choix de devenir freelance. J’ai appris le montage et d’autres métiers de l’audiovisuel, qui m’ont permis d’être polyvalent, autonome et de mener beaucoup de jolis projets. »

Quand et comment t’es-tu lancé dans le cinéma ?
« Depuis le début, mon envie était de faire du cinéma. J’ai d’ailleurs réalisé mes deux premiers court-métrages en Guadeloupe, en 2001 et 2006. »
« Le premier a été TREMENS. À cette période-là, en Guadeloupe, il y avait une montée de la violence, le chômage était très élevé chez les jeunes. Je réalisais des émissions à RFO, notamment des débats politiques. Je me retrouvais souvent à regarder deux générations – des seniors et des jeunes – en train de se parler, mais ne parvenant pas à communiquer, à voir les problématiques de l’autre.
J’ai donc décidé d’écrire ce court-métrage dont le titre veut dire tremblement, peur, en latin, et qui raconte l’histoire d’un homme qui sort de prison et vit une situation où cela aurait pu être lui 20 ans plus tôt. Ce film fait toujours écho à ce qui se passe aujourd’hui en Guadeloupe. »
« J’ai commencé le cinéma à l’âge de 26 ans, c’est-à-dire tard, car j’avais déjà eu une vie avant. Je me suis d’abord lancé dans le clip, qui est une très bonne école. J’ai tourné en Guadeloupe, mais aussi dans le reste du monde. J’ai travaillé aussi pour la publicité. »
A quel moment as-tu décidé d’être scénariste ?
« J’ai commencé à écrire après m’être aperçu qu’en France, le cinéma d’auteurs prédominait. Maintenant, il commence à y avoir des réalisateurs à l’américaine, c’est-à-dire des techniciens qui entrent dans l’univers des autres et se l’approprient. Cependant, à l’époque, si je voulais réaliser des films, il fallait que je les écrive moi-même.
Je fais partie de la deuxième génération de filmmakers des Antilles. Dans la première, se trouvent Christian Lara, Euzhan Palcy, par exemple. Pour ma génération (Jean-Claude Barny, Jean-Luc Stanislas, Dimitry Zandronis, Tony Coco-Viloin…), tout a été plus compliqué, car les univers des Outre-mer n’étaient pas dans les imaginaires, ne correspondaient pas à la France.
Or, le cinéma est aussi une industrie, les projets doivent être financés. Nous sommes plusieurs à avoir réalisé des court-métrages qui ont été vus dans le monde entier, qui ont voyagé, qui ont été présentés à Cannes. Pour autant, la porte s’ouvrait très peu. »
« Ainsi, je suis resté très longtemps dans le clip, la pub, tout en faisant des incursions dans la fiction, petit à petit. »
« J’ai gagné en maturité. Au fil des années, j’ai trouvé des sujets que je voulais raconter, partager avec les autres. J’ai notamment écrit un projet ambitieux que j’aimerais sortir : Fleur de Cannes, qui raconte comment une histoire d’amour en Guadeloupe dans les années 30 donne naissance à un chef-d’œuvre de jazz (Quand la biguine qui rencontre le jazz).
Le scénario a beaucoup plu, il a fait l’objet de plusieurs ateliers d’écriture dans le monde, a été parrainé par des gens célèbres, parmi lesquels le réalisateur Stephen Frears ou le scénariste David Seidler qui a remporté un Oscar pour Le Discours d’un roi en 2011. Malheureusement, un film sur une femme noire était difficile à financer à l’époque. Je suis arrivé 10, voire 15 ans trop tôt. Heureusement, le monde a évolué. »

« Nous avons été une génération sacrifiée »
Quelle est ta plus grande satisfaction professionnelle ?
« Je suis très fier de pouvoir affirmer que depuis le début de ma carrière, je n’ai travaillé que dans mon domaine. Je vis uniquement de mon métier. »
« Malheureusement, beaucoup de réalisateurs de ma génération ont dû trouver un travail à côté. Nous sommes nombreux à avoir ouvert des portes, fait un travail de fourmi pour défricher… C’est ce qui permet aux réalisateurs d’aujourd’hui de concrétiser leur projet plus facilement. »
« Je fais de la réalisation depuis des années, mais je ne vais pouvoir concrétiser des grands projets que maintenant, à près de 50 ans. J’ai refusé d’être sacrifié. »
« J’ai pris tout ce parcours avec philosophie, en prenant du recul. Peut-être que si j’avais ‘percé’ avant, je ne serais plus là, car je n’avais pas la maturité pour encaisser. J’ai emmagasiné de l’expérience, des heures de plateau, en tournant 5 à 6 projets chaque année, au minimum. Simplement, cela se sait peu, j’ai moins de notoriété que d’autres.
Je l’ai constaté en donnant des formations dans les écoles de cinéma. En effet, tous les deux, trois ans, j’ai à cœur de passer quelques semaines à enseigner des modules dans des établissements. Beaucoup d’étudiants ne me connaissent pas. Je leur explique que mon objectif a toujours été de raconter des histoires, je n’en avais rien à faire que mon nom soit connu.
Aujourd’hui, le métier a changé, certains réalisateurs sont devenus des stars, le monde est devenu plus médiatisé, savoir se vendre, pitcher, fait désormais partie des incontournables de notre profession. Je n’ai pas percé avant, car je ne voulais pas me vendre, je pensais que mes compétences suffisaient. »

« L’impression d’avoir vécu 1000 vies à travers mes projets »
Tu as beaucoup travaillé à l’international. Comment as-tu fait ?
« J’ai toujours été très entreprenant. Ayant étudié et travaillé aux Etats-Unis, je suis devenu bilingue. Cela m’a ouvert des portes, car j’osais saisir des opportunités qui impliquaient de maîtriser la langue. De plus, j’ai toujours beaucoup voyagé, grâce au sport, à mes parents. C’est dans mon ADN de partir à l’aventure.
J’ai gardé des contacts aux Etats-Unis, en Angleterre, qui m’ont permis d’y retourner travailler plus facilement. Puis, je me suis retrouvé en Afrique francophone, anglophone, en Asie…
J’ai aussi connu la belle époque du clip, où les budgets pouvaient s’élever jusqu’à 100 000 euros et où les maisons de disques finançaient des tournages à l’étranger pour avoir des paysages exotiques comme décor. L’international s’est ainsi imposé à moi. Je suis allé dans presque une centaine de pays. »
Quels sont les projets marquants de ta carrière ?
« Je cite souvent les projets que j’aimerais faire. Je suis assez éclectique, ce qui a d’ailleurs contribué à ralentir ma carrière. A un moment donné, il fallait être spécialiste de quelque chose. Or, je n’ai jamais aimé être catalogué dans une catégorie, faire toujours la même chose.
Il y a le projet en lui-même et l’histoire qu’il y a derrière. Par exemple, je suis particulièrement fier de mon dernier court-métrage, Lost Souls, sorti en 2017. C’est un projet que j’ai écrit, produit, réalisé. Il représente le mieux ce que je sais faire et qui j’étais à un moment T de ma vie.
Il est précieux, mais comme le sont les autres – comme Le Gardien qui est mon film qui a eu la plus belle vie en festival – qui correspondent à d’autres instants de mon existence. Pour certains, je ne veux pas en entendre parler, parce qu’ils sont douloureux. Tous sont des bouts de moi. »
« Le sens de la vie est de créer des moments de souvenir, de bonheur. A chaque fois que j’ai réalisé un film, une pub, je l’ai fait comme si c’était mon dernier. Mes projets sont des marqueurs de mon parcours de vie. »

« Harmony : une success story locale »
Tu as eu un parcours très riche. Qu’as-tu envie de faire maintenant ? Sur quoi travailles-tu ?
« Je veux faire de la fiction, raconter des histoires, parler de sujets qui sont importants pour moi. Je veux raconter mon pays, car il y a des choses formidables à montrer. Mon projet actuel est Harmony, une fiction originale produite par Special Touch Studios, destinée à Canal+ Outremer. »
J’ai trouvé le pitch excellent. Une jeune mère guadeloupéenne se bat pour son rêve de devenir cheffe étoilée tout en jonglant avec son rôle de parent, les conflits familiaux et les secrets qui menacent son équilibre.
« C’est une série féministe. J’ai deux filles et je les vois se démener dans un monde où on leur fait croire qu’elles doivent rester à leur place. Et moi j’ai envie de leur dire : mes filles, le monde est pour vous et sky is the limit (ndlr : le ciel est la limite), vous pouvez briser ce plafond de verre. J’ai un garçon aussi et j’ai aussi envie qu’il ait des rôles modèles.
Avec Harmony, j’ai envie de mettre en lumière une Guadeloupe performante, riche culturellement, mais aussi des histoires de femmes fortes qui peuvent s’en sortir, parce qu’on voit toujours les hommes se pavaner, mais notre société est matriarcale. J’aimerais interroger ma société, la mettre en avant sans être moralisateur, divertir, tout en essayant de toucher les coeurs des gens.
J’ai aussi un autre joli projet de docu-fiction sur la musique : un voyage dans le monde qui pose la question de ce qu’est la musique d’un point de vue sensoriel, émotionnel, génétique, physique, de la religion. Il coûte un peu cher, mais j’aimerais le faire. J’ai également Fleur de Cannes, qui est un peu mon bébé, dont j’ai déjà parlé. Je travaille avec une co-scénariste, Caroline Kelly, avec laquelle j’ai signé de beaux projets. »
« J’ai atteint l’âge de maturité où j’ai beaucoup à dire, j’ai aussi les moyens de raconter. Maintenant, il ne manque plus que les canaux, et tout va passer par ce premier projet concret qu’est Harmony. »
« Le cinéma est une industrie »
La réalisation de la série Harmony nécessite un budget incontournable, qui nécessite des soutiens notamment financiers multiformes. Est-ce difficile de les obtenir, surtout en cette période économique difficile ?
« Le problème de la culture est que les impacts ne sont pas directs, car ils ne sont pas mesurés immédiatement. Au moment où nous avions un collectif qui bataillait pour créer un fonds d’aide aux créateurs en Guadeloupe, était sortie une étude qui montrait que 30% des touristes venaient dans notre territoire parce qu’ils en avaient vu des images. De plus, par exemple, grâce à la série britannique Meurtres au Paradis, la Guadeloupe a été visitée par des touristes anglais qui ne venaient pas auparavant.
Grâce à des films, peintures, chansons, des gens ont mené des révolutions, bouleversé ou apaisé des situations. Les gens évoquent souvent les problématiques de l’école, de l’eau, de la santé, en disant que c’est plus important. Cela l’est, mais la culture change des vies. Nous touchons des gens. Emotionnellement, le monde ne serait pas le même si les arts n’existaient pas. Ce sont des exutoires. »
« Il est important de souligner que le cinéma est une industrie. Pour un tournage, tu fais travailler des gens, tu payes des hôtels, des restaurants, des artisans, des entrepreneurs… C’est un vrai système où l’argent n’est pas mis dans la poche d’une personne, il est redistribué. Sur un film, en moyenne 300 personnes travaillent d’un bout à l’autre de la chaîne. Il y a des retombées en termes d’images, de marque, de notoriété, et des retombées économiques. »
Quel impact aura Harmony, selon toi ?
« Harmony, par exemple, est la toute première de toutes les créations originales de Canal+ Outremer. Chaque épisode sera vu par 100 000 personnes, en moyenne. Elle va donner un la. Nous sommes en train de créer un modèle économique. pérenne, durable, afin de pouvoir multiplier ce type de projet par la suite. »
« Nos histoires s’exportent aujourd’hui. La série Harmony sera présente sur les plateformes de Canal : Europe, Afrique, MyCanal… Nous pourrons faire des ventes à l’international, dans des territoires où il n’y a pas Canal+.
L’objectif est d’exporter ce programme, de toucher d’autres populations qui vont le regarder et auront ainsi envie de connaître la gastronomie, la Guadeloupe. 10 qui seront venus en emmèneront 100, qui en emmèneront 1000, qui en emmèneront 10 000. Il faut voir sur le temps. Ce n’est pas une économie qui est mesurable à l’instant T, comme cela peut l’être pour d’autres investissements.
Par ailleurs, nous travaillons sur une image de marque, sur des savoir-faire. La Guadeloupe compte des techniciens qualifiés, qui ont de l’expérience, dans quasiment tous les corps de métier de l’audiovisuel maintenant. Il manque encore quelques spécialisations. Or, des Guadeloupéens travaillent dans le cinéma dans le monde entier. Certains font de la post-production au Canada, par exemple. Il est important qu’ils puissent se dire : chez moi, il y a tout ce qu’il faut, je peux rentrer travailler et développer l’économie du territoire. »
Est-ce cela l’un des objectifs à long terme ?
« Le cinéma permet de générer de l’argent. Ce n’est pas uniquement un art. Il est possible de financer le cinéma en créant des Sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel (SOFICA), qui permettent de collecter des fonds privés consacrés exclusivement au financement de la production cinématographique et audiovisuelle.
Nous pouvons constituer un catalogue, créer un marché avec les Antilles françaises et plus largement la Caraïbe. Il n’y a à qu’à regarder l’exemple du cinéma nigérian. Ils n’avaient pas de cinéma, ils ont commencé à faire beaucoup de fictions et ils ont attiré Netflix, créé Nollywood. Ils ont maintenant une économie qui survit bien toute seule. »
« Avec la série Harmony qui compte 8 épisodes, nous allons pouvoir attirer des gens notamment curieux de connaître la gastronomie. C’est la Guadeloupe qui gagnera. »
« Pour créer une économie de marché, il faut réussir à fédérer les gens et les énergies, générer une boucle autonome économiquement. La réflexion doit être sur le long terme. La Guadeloupe ainsi gagnera. »
J’ai vraiment aimé échanger avec Fabrice Pierre qui est aussi bavard que moi, mais qui est passionnant à écouter. Il a une vision vraiment affûtée de son secteur, des possibilités pour la Guadeloupe et plus largement la Caraïbe que présente le développement de l’industrie cinématographique. Il est guidé par une envie de faire peu commune et n’hésite pas à frapper aux portes pour concrétiser ses projets.
Merci à lui d’avoir pris le temps de m’expliquer. Je lui souhaite vraiment beaucoup de succès pour Harmony et plus largement pour la suite de sa carrière.



