Parmi les Caribéens qui m’inspirent et que j’admire figure Léna Blou.
Danseuse et chorégraphe renommée, ambassadrice internationale de la culture-ka, Léna Blou est aussi chercheuse en danse. En effet, elle est actuellementdoctorante en anthropologie de la danse à l’Université des Antilles en Guadeloupe. Elle rédige une thèse sur la danse Gwoka et plus singulièrement sur le bigidi, qui est le « déséquilibre permanent que l’on retrouve chez le danseur de léwòz ».
Dès que j’ai su qu’elle livrerait une conférence à Rèpriz, Centre des musiques et danses traditionnelles et populaires, à Pointe-à-Pitre, je me suis inscrite. Vendredi dernier, j’étais donc au rendez-vous pour écouter cette grande dame et je n’ai pas du tout été déçue. Bien au contraire. Beau partage d’informations et d’inspiration !
Le public était nombreux pour écouter Léna Blou qui livre peu de conférences en Guadeloupe, alors qu’elle possède un savoir immense, riche de ses recherches et expériences dans la Caraibe, à l’international.
Quelques extraits de cette conférence que j’ai déjà partagés lors de mon live-tweet.
Léna Blou a expliqué pourquoi elle a inventé la techni’ka. « Ce n’était pas une lubie de ma part. »Elle a affirmé « s’être positionnée comme une chercheuse étrangère » pour mieux étudier le gwoka.Elle est ainsi parvenue à identifier le pas de base pour chaque rythme.Léna Blou a dit : « nous sommes nés dans le bigidi », c’est-à-dire le déséquilibre. Question qu’elle pose : « est-ce que le bigidi est spécifique à nous (Guadeloupéens) ou est-il universel ? »
Démonstration à l’appui, Léna Blou a expliqué pourquoi la danse gwoka est, selon elle, une danse d’authenticité, qu’il faut d’abord écouter le rythme et rester soi-même.
Puis, l’équipe de Rèpriz a remis un prix à Léna Blou pour saluer son travail, son œuvre.
Une juste récompense pour cette grande dame. Sa joie faisait tant plaisir à voir !
A noter que le centre Rèpriz est présidé par Felix Cotellon et dirigé par Nadège Saha, une jeune femme aussi dynamique que sympathique (en photo, ci-dessus). La conférence de Léna Blou s’inscrivait dans le cadre d’un programme de manifestations pour marquer le 4e anniversaire de l’inscription du gwoka au Patrimoine Culturel Immateriel de l’Humanité de l’UNESCO, obtenue grâce au travail de toute une équipe.
Merci à eux d’avoir proposé et organisé des événements de qualité.
Voir Léna Blou danser, l’interviewer… Des privilèges !
En avril, j’ai assisté à la représentation de « Fenêtre sur… Mon bigidi et moi » de Léna Blou au Mémorial ACTe.
La voir évoluer sur scène, en Guadeloupe, est si rare. J’ai eu le sentiment de vivre un moment exceptionnel.
Léna Blou m’a également accordé une interview afin que je puisse écrire un portrait, « Lēnablou, pionnière et activiste pour faire bouger les lignes », pour ce même site. Face à elle, j’étais toute intimidée, parce qu’elle maîtrise tant son sujet et fait preuve de tant de précision dans ses réponses. Pour elle, tout a son importance.
Léna Blou, je la connais mieux depuis 2015, grâce à TEDxPointeàPitre, grande conférence où se succèdent sur scène des intervenants inspirants.
A l’époque, elle avait livré un talk phénoménal sur « le bigidi : une parole de l’être ». J’avais été impressionnée. Et depuis, je la suis autant que possible.
Je l’avais déjà interviewée pour rédiger un court portrait d’elle, j’avais notamment mis en lumière deux points importants :
Avec son travail de recherche sur le gwo-ka, elle a voulu « élargir les imaginaires, décloisonner les esprits, éduquer le regard à lire autrement l’esthétique et à comprendre que cette manière de bouger traduit bien une manière de penser, qui est une des solutions dans le monde dans lequel nous vivons ».
Elle assume sans relâche son rôle d’ambassadrice, avec toujours ce désir de « conquérir un territoire nouveau » : « Ma démarche artistique et ma philosophie c’est d’emporter avec moi le pays-Guadeloupe et la culture-ka, lorsque je transmets la techni’ka hors du territoire ».
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