Une à deux interviews par an. Pas plus. Celle-ci, je suis heureuse de l’avoir accordée

Je n’accorde que peu d’interviews, une à deux par an. Non pas par une quelconque timidité, mais parce que je préfère mettre en avant les autres, mais aussi me raconter, parler de mes projets, de sujets qui me tiennent à cœur, à travers mes propres écrits, mes supports.

De plus, je ne suis pas douée dans cet exercice. Je suis bien trop bavarde, bien trop dans le contrôle, car toujours consciente qu’un mot peut être mal interprété, mal perçu et donner lieu à une avalanche de critiques.

J’ai beau avoir appris à faire avec les retours négatifs, parfois ils blessent, ils font douter.

Cependant, j’accorde des interviews, une à deux fois par an. Je serais hypocrite de ne pas du tout le faire, alors que j’en demande aux autres. Je pousse même mon associée Jessica Brudey, mes cousins entrepreneurs, mes mentorés, mes clients, mes amis à le faire. Pas tous les jours, mais de temps en temps.

Au fil des années, j’ai compris qu’il était pertinent de partager ses points de vue, d’expliquer ses projets, de mettre en lumière son parcours, dans les médias classiques. Bien sûr, il y a les réseaux sociaux. Bien sûr, je possède mon blog lbmc. Cependant, accorder une interview à un média permet toujours de toucher un public autre, d’élargir son audience. Comme je le dis tout le temps, j’écris pour être lue, beaucoup lue. Et je peux ajouter depuis le mois de juin, j’enregistre des épisodes de podcast pour être écoutée, beaucoup écoutée.

Bref. Mon portrait est en page 10 de l’édition de ce vendredi 25 septembre de France-Antilles Hexagone.

Merci à Matthieu Lange qui m’a contactée pour me demander une interview. Après avoir vérifié qui il était, lu quelques articles rédigés par lui, et constaté qu’il avait un podcast sur le rhum, j’ai accepté. Le jour de l’interview, nous avons parlé longtemps. Il avait certes beaucoup de questions, mais surtout, je suis une grande bavarde. Il le savait déjà. Il ne m’en a pas voulu.

J’ai aimé échanger avec lui, parce que cela m’a permis de porter un autre regard sur mon parcours, sur mon travail. J’en suis fière, je vous le dis tout de suite. Je sais que j’ai fait des erreurs au fil des années, en tant que journaliste, qu’entrepreneure. Cependant, chaque matin, je me lève avec la tête haute et je continue d’avancer.

Je reste avant tout une passionnée par mon métier qui ne cesse d’évoluer, par ma région qui est plurielle et riche.

Bien sûr, mon agenda est toujours très chargée, je suis fatiguée, je râle (beaucoup trop, souvent), je m’énerve contre telle ou telle personne. Je me dis un jour que je vais tout arrêter et le lendemain, je trouve mille et une raisons pour retourner devant mon écran écrire un billet de blog, un article, ou pour attraper mon dictaphone et aller sur le terrain, ou encore me rendre à Foodîles le lab’ pour un événement. Ce n’est pas un engagement. C’est une profession. C’est aussi une nécessité.

Merci à Matthieu Lange qui a saisi tout cela et qui, en une page, a réussi à dépeindre largement mon parcours, mes projets, mes motivations. Un vrai travail de synthèse ! J’ai beaucoup apprécié son article. Il a mentionné trois personnes qui ont particulièrement marqué ma vie professionnelle : Axelle Kaulanjan, Jacques Canneval et Jessica Brudey. J’y tenais. Bien sûr, impossible de mentionner tous les autres, mais je l’ai déjà fait et le ferai encore au fil de mes écrits.

Le travail continue.

Mylène Colmar
Mylène Colmar

Journaliste, consultante éditoriale et éditrice, je décrypte la Grande Caraïbe depuis 2015. Mon objectif : rendre cette région plus lisible, plus compréhensible et plus visible auprès du grand public.