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Nicaragua : le tourisme progresse, mais loin de son niveau d’avant 2018

Plus de 621 000 touristes sont entrés au Nicaragua entre janvier et août 2026, en hausse de 2,1 % sur un an, selon l’Institut nicaraguayen du tourisme (INTUR). Les recettes touristiques ont atteint environ 142 millions d’euros au premier trimestre, en progression de 40 %. Ces chiffres positifs restent toutefois loin du niveau d’avant la crise de 2018 et du classement international du pays.
Des indicateurs en hausse
« Entre janvier et août, plus de 621 000 touristes sont entrés dans le pays », a déclaré Anasha Campbell, codirectrice de l’INTUR. L’institut prévoit une croissance de 2 à 5 % sur l’année et vise plus d’un million d’arrivées en 2026, en comptant sur la haute saison qui débute mi-novembre.
Au premier trimestre, les devises générées par le tourisme ont atteint environ 142 millions d’euros, soit 40 % de plus qu’un an plus tôt. Les États-Unis restent le premier marché, devant l’Amérique centrale, le Costa Rica en tête. Les Européens représentent 8 à 10 % des visiteurs. Le Canada progresse : l’INTUR a participé à des salons à Montréal, Vancouver, Toronto et Calgary.
Le pays met aussi en avant deux distinctions. Granada figure dans la liste Lonely Planet des 50 destinations recommandées pour 2027. L’hôtel Morgan’s Rock, à San Juan del Sur, a reçu une Clé Michelin, une première au Nicaragua.
Des signaux plus contrastés
La durée moyenne de séjour est tombée à 8,9 jours au deuxième trimestre, contre 10,1 jours au premier. La dépense quotidienne moyenne a reculé à environ 42 euros.
Dans l’indice de développement du voyage et du tourisme 2026 du Forum économique mondial, le Nicaragua se classe 100e sur 110 pays. Le Costa Rica occupe la 51e place et le Panama la 65e.
L’ombre de 2018
Le contraste avec 2017 reste frappant. Cette année-là, le Nicaragua avait accueilli 1,7 million de visiteurs et engrangé environ 712 millions d’euros de recettes, selon la Chambre nationale du tourisme (Canatur). La crise sociopolitique d’avril 2018 avait fait chuter les arrivées à 975 000, soit 800 000 touristes de moins, et supprimé 62 400 emplois. Même atteint, l’objectif d’un million de visiteurs en 2026 laisserait le pays bien en deçà de son niveau d’avant la crise.



