Une grande nouvelle n’est pas toujours synonyme de félicité et d’extase dans la région. Bien au contraire. La preuve en deux exemples.

Du pétrole dans les eaux du Guyana, mince !

Attention, Guyana, et non pas Guyane. Vous me direz, s’il y a du pétrole dans là-bas, il y en a sans doute en Guyane, territoire voisin, mais là n’est pas le sujet.

Un énorme gisement pétrolier a donc été découvert dans les eaux du Guyana, un pays à la fois très petit et pauvre, qui entend bien en tirer bénéfice.

Le problème est que le voisin, le Venezuela, puissance pétrolière bien connue, affirme depuis très longtemps qu’une partie du Guyana (eaux comprises) lui appartient.

De là à ce que cette découverte relance la polémique, il n’y avait qu’un pas vite franchi… d’autant que le Venezuela a bien du mal à se sortir d’une crise économique dans laquelle il est plongé depuis des années.

Cependant, fort du soutien de la Communauté caribéenne (Caricom), David Granger, président du Guyana depuis mai 2015, n’entend pas se laisser faire.

L’affaire devrait se régler devant la Cour de justice internationale.

Canal de Panama élargi = plus de drogues

Enfin, le Panama a pu inaugurer le canal élargi le 26 juin dernier, après des années de travaux titanesques.

Grand soulagement et beaucoup de joie pour ce pays, en ces temps de tourmente nommée Panama papers. On se félicite, encore et encore, via Twitter.

Néanmoins, rien n’est jamais simple. Interpol, l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), a expliqué que cet élargissement serait aussi synonyme d’une augmentation du trafic de drogue… dans notre région déjà plaque tournante.