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Costa Rica : un virage solaire obligatoire

L’Institut costaricien d’électricité (ICE) a annoncé début octobre 2026 un programme de sept centrales solaires dans la province de Puntarenas. L’investissement atteint environ 178 millions d’euros pour 170 mégawatts de puissance supplémentaire d’ici 2028.
Ce virage solaire répond à une fragilité révélée en 2024 : la dépendance du pays à l’hydroélectricité face aux sécheresses.
Sept centrales, 170 mégawatts
Les sept centrales seront réparties dans quatre cantons de Puntarenas :
- Las Delicias (Montes de Oro), 80 MW, développée par l’ICE
- Diriá (Parrita), 20 MW
- Palo Seco (Parrita), 20 MW
- Quebrada Amarilla (Garabito), 20 MW
- Cobasol (Cóbano), 10 MW
- San Rafael (Parrita), 10 MW
- El Horizonte (Garabito), 10 MW
Les six centrales privées relèvent de la loi 7200, qui encadre la production privée d’électricité. Elles représentent un investissement de plus de 89 millions d’euros. Toutes doivent entrer en service en 2028. Leur production attendue, 347 gigawattheures par an, correspond à la consommation d’environ 580 000 Costaricains.
« Nous faisons de Puntarenas la province leader de la production d’électricité solaire au Costa Rica », a déclaré Marco Acuña, président du Groupe ICE.
La leçon d’El Niño
Le programme vise explicitement à renforcer la résilience du réseau face à des phénomènes comme El Niño. En mai 2024, la sécheresse provoquée par El Niño avait vidé les réservoirs et conduit l’ICE à annoncer des rationnements électriques, une première depuis avril 2007. L’hydroélectricité représentait alors 73,5 % de la production électrique du pays. Roberto Quirós, gérant électricité de l’ICE, avait expliqué que les niveaux de pluie et de vent étaient tombés à « des chiffres jamais enregistrés ».
Le président de la Chambre des industries, Sergio Capón, y voyait « un signal d’alarme » sur la vulnérabilité du système électrique. Deux ans plus tard, le solaire apparaît comme une réponse à cette alerte. Il complète une production très dépendante des pluies.
Pour Puntarenas, l’ICE met aussi en avant les retombées locales : emplois directs et indirects, recours à des fournisseurs locaux et liens avec l’économie de la province.



