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Flashback Caraibe : entre traditions et créations, des métiers d’art au rôle sociétal fondamental pour l’avenir


De l’art floral à la taille de pierre, en passant par la décoration, la facture instrumentale ou encore le modélisme, les métiers d’art se distinguent par la grande diversité des activités. Selon l’Institut national des métiers d’art, ce secteur « met en œuvre des savoir-faire complexes pour transformer la matière », « produit des objets uniques ou des petites séries qui présentent un caractère artistique. Le professionnel maîtrise ce métier dans sa globalité ».

Souvent associés à la mode et au design dans les statistiques, confondus avec l’artisanat, les métiers d’art sont difficiles à identifiés comme tels, si bien qu’évaluer leur poids et leurs retombées économiques se révèle très ardu.

En Guadeloupe, les métiers d’art portent sur la fabrication d’objets à partir du bois et d’autres matériaux tropicaux, la création de masques, de coiffes, de chapeaux, la confection de broderies, la peinture sur tissus, la charpenterie de marine, etc. Travaillant souvent seuls ou au sein de très petites structures, les professionnels sont avant tout des passionnés aux savoir-faire acquis au fil des ans.

Leurs créations sont des pièces uniques ou produites en très faible quantité, alors que leur production nécessite un investissement important en termes de main d’œuvre, d’outils et de matériaux. Les coûts induits pèsent sur la rentabilité, ce qui explique que nombre d’acteurs rencontrent des difficultés financières.

Transmetteurs de traditions, conservateurs du patrimoine, créateurs d’avenir, les métiers d’art jouent un rôle sociétal d’importance. Il est donc crucial de les préserver, via un soutien multiforme : accompagnements techniques pour déterminer un modèle économique performant, pour conquérir des marchés à l’international, aides à la formation (acquisition de compétences ou perfectionnement).

Dans cette visée, la collectivité régionale a débuté les études pour mettre en place un dispositif des arts visuels comportant un lieu central physique de formation, d’information, mais aussi de stockage, de restauration et de diffusion des œuvres (fonds d’art contemporain) et des espaces relais sur le territoire.

Un article écrit en 2015, publié dans Le Panorama des Industries culturelles et créatives en Guadeloupe, tiré de mes archives.


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