Je blogue depuis quasi une dizaine d’années et j’ai noté que la vision générale sur cette activité a bien évolué, de manière positive. Ce qui a changé la donne ? Sans doute, tous ces blogueurs aux quatre coins du monde devenus influenceurs, entrepreneurs, qui ont démontré que le blog est un outil puissant, permettant d’allier passion, loisir et même, pour ceux qui le souhaitent, business.

L’évolution a été plus lente dans la Caraïbe francophone où des blogueurs très populaires ont tardé à se multiplier. Cependant, depuis quelques mois, il y a une belle vitalité du blogging dans la région, avec des nouveaux blogs qui apparaissent régulièrement.

Et pour cela, il faut saluer le travail de passionnés qui ont enclenché la machine, comme Ingrid Riley et son Silicon Caribe, Vee et son Un Lézard à Madinina, Doris Nol et son Caraibexpat ou encore Yasmyn Camier et son Talan An Nou. Je ne peux pas ne pas citer Axelle Kaulanjan qui, pour la Caraïbe francophone, fut l’une des premières à se lancer dans cette activité. Malheureusement, impossible de lister tout le monde, mais ils se reconnnaîtront sans doute. 

Les nouveaux blogs dans la Caraïbe portent majoritairement sur la beauté, le lifestyle, le voyage, la cuisine, des thématiques populaires, bien connues. J’avoue avoir hâte de voir traiter d’autres thématiques tout aussi intéressantes : le sport, le design, l’art, l’environnement, etc. Pour une raison d’abord égoïste : ainsi, ma veille Caraïbe s’enrichirait de davantage de sujets, plus diversifiés.

De temps en temps, on m’interroge sur les nouveaux blogs. Comme je tiens une veille active, j’en découvre régulièrement. Je suis tombée sous le charme de quelques-uns. Cependant, je regrette parfois la faiblesse du contenu, le manque de qualité des textes, et surtout l’absence de suivi… Combien de blogs commencés, puis abandonnés rapidement ? Bien trop. Hélas !

Lancer un blog est aisé. L’alimenter de manière qualitative et régulière, c’est le plus difficile.  Il existe nombre de conseils sur le net, pour ce faire. On parle de passion, de détermination… Il me serait difficile de dire le contraire. Toutefois, il est surtout indispensable de bien cerner ses objectifs avant de se lancer. Se faire plaisir, ok. Mener un combat de sensibilisation sur un thème donné, pourquoi pas ? Faire du business, éventuellement.

On n’est jamais mieux que chez soi…

Petit aparté. Je suis toujours étonnée du choix de producteurs de contenus sur le web de ne pas avoir leur propre « chez soi ». Je m’explique. J’ai noté que certains choisissent de ne pas lancer un « vrai » blog, c’est-à-dire créer un site en achetant un nom de domaine et en payant un hébergement, mais plutôt d’utiliser Medium, les outils de publication de Facebook ou LinkedIn, etc. Question de coût, de facilité également. Quand il s’agit de se faire plaisir, de tester ses capacités, je peux comprendre.

Cependant, si votre motivation est de bloguer régulièrement, de développer votre influence, de construire un business durable, là, je ne comprends plus. Pourquoi confier à des plateformes externes tout votre contenu ?

Si demain, elles ferment, vous faites quoi ? Si demain, elle décident de supprimer votre compte, vous faites quoi ? Je ne sais combien d’histoires de « blogueurs » j’ai entendues à ce sujet… Si demain, elles deviennent payantes, vous faites quoi ? On n’est jamais mieux que chez soi.

Clin d’oeil aux anti-blogs

Afin de contrebalancer ces réflexions un peu sérieuses, j’ai eu envie de partager avec vous un billet inachevé que j’avais commencé pour marquer la journée du blog, le 31 août. Je m’étais « amusée » à lister 10 types de personnes anti-blogs :

1. Ils comparent les blogs aux cafés du commerce.

2. Ils croient que les blogueurs seront remplacés par des robots.

3. Ils voient les blogueurs comme des concurrents des journalistes.

4. Ils trouvent le blogging comme une perte de temps.

5. Ils ont annoncé (mille fois) la mort des blogs vu qu’il y a les réseaux sociaux.

6. Ils y voient un outil de narcissicisme.

7. Ils comparent les blogueurs à des écrivains ratés.

8. Ils les perçoivent comme des semeurs de trouble.

9. Ils y voient des travailleurs non rémunérés.

10. Ils sont des anciens blogueurs qui ont abandonné.

Bonne continuation à tous les blogueurs de la Grande Caraïbe !

Contrairement à ce que beaucoup croient, bloguer n’est pas chose facile…