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Grande Caraibe : les femmes entrepreneures en pleine lumière

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Depuis quelques années, le « mouvement » international pour encourager les femmes à entreprendre et les soutenir dans leurs initiatives ne cesse de prendre de l’ampleur. Plateformes sur internet, aides, réunions, forums, magazines, etc. Nombre d’organisations et de personnes aux quatre coins du monde sont à l’oeuvre.

Bien sûr, la Grande Caraïbe n’échappe pas à la dynamique, avec raison, puisque nombre de Caribéennes rencontrent encore et toujours de multiples freins pour lancer leur entreprise, la développer, car les stéréotypes et les paroles et actions discriminantes, sexistes perdurent.

Au cours de mes recherches sur internet, je suis tombée sur une étude intitulée « Entrepreneurship and gender disparity in the Caribbean » de Paul Pounder, publiée dans Journal of Research on Women and Gender et sortie en 2016. Je l’ai trouvée intéressante, car dès l’introduction l’auteur explique :

« Dans la Caraïbe, l’éducation est considérée comme le principal moyen d’autonomiser les femmes afin qu’elles deviennent indépendantes, et l’entrepreneuriat arrive en seconde position. D’une perspective entrepreneuriale, les disparités entre les sexes demeurent la raison pour laquelle les femmes sont derrière les hommes. Le but de cet article est d’identifier les zones de disparité entre les sexes parmi les entrepreneurs, ainsi que d’identifier les moyens d’autonomiser les femmes entrepreneures avec une référence particulière à la Caraïbe. » (traduction personnelle)

En en début de texte, il déclare :

« Les femmes entrepreneures apportent une contribution importante au développement des économies caribéennes, en particulier dans les communautés rurales. Dans la Caraïbe, les femmes entrepreneures font face à des réalités différentes des entrepreneurs masculins. Certaines de ces réalités sont profondément enracinées et découlent de problèmes sociétaux. Birley (1989) a montré que l’âge, le travail, le statut, l’éducation, les revenus, liens sociaux et perceptions sont encore des facteurs socio-économiques importants dans la décision d’une personne de démarrer une entreprise. » (traduction personnelle)

Ce document est vraiment pertinent. Si vous comprenez l’anglais et vous vous intéressez au sujet, je vous invite à le lire.

J’ai déjà écrit sur ce sujet à de multiples reprises. Je ne m’étendrai donc pas dans le cadre de ce billet, même si j’y reviendrai forcément sur ce blog.

En effet, dans les mois à venir, plusieurs événements dédiés aux femmes m’amèneront à évoquer ce sujet d’importance. Cependant, en voici deux majeurs déjà notés dans mon agenda.

En Guadeloupe, le Salon Madame, qui se déroulera les 14 et 15 avril prochains au Palais des Sports du Gosier

Pour cette seconde édition, Cosette Oualli et son équipe organisatrice ont choisi comme thème « Femme et entreprenariat ». Parrainé par Sonia Rolland, l’événement proposera plusieurs conférences et ateliersavec des intervenants de Guadeloupe et d’ailleurs de renom. Cela promet d’être intéressant. Et… Le blog de Mylène Colmar fera partie des partenaires médias.

 

En Haïti, le Sommet International des femmes du Numérique du 15 au 17 mai

Là encore une seconde édition qui promet d’être enrichissante. Présidée par la dynamique Daniella Jacques, la Chambre de Commerce des Femmes entrepreneures d’Haïti (CCFEH) n’en est pas à son coup d’essai. Le premier sommet, l’année dernière, a rencontré un vif succès. Là aussi des conférences et des ateliers sont prévus, nombre de délégations internationales sont attendues. J’ai vraiment envie d’y participer, même si cet événement se tiendra dans une période de l’année très chargée professionnellement pour moi.

 

Deux événements. Deux pays caribéens. La même envie d’informer, d’inspirer et de mettre en lumière les femmes entrepreneures de la région et au-delà.


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