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Symposium à venir en Guadeloupe : une journée pour penser la création caribéenne au Mémorial ACTe
Dans le prolongement de l’exposition Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove qui se tient jusqu’au 29 août, le Mémorial ACTe organise ce samedi 6 juin un symposium réunissant artistes, commissaires et penseurs autour d’une question centrale : que signifie créer depuis la Caraïbe aujourd’hui ? Une journée de conversations publiques, à entrée libre, qui prolonge l’ambition collective de l’exposition bien au-delà des œuvres accrochées aux murs.
Au total, ce sont une vingtaine d’intervenants qui prendront la parole au cours de cette seule journée, soit une mobilisation exceptionnelle de la scène artistique et intellectuelle caribéenne dans un seul et même lieu.
Un symposium ouvert
De 9h à 16h, l’Auditorium Jacques-Martial du Mémorial ACTe accueille la première Conversation de la mangrove, intitulée Habiter et créer depuis l’archipel. Le format retenu est celui du symposium ouvert, avec réservation obligatoire mais entrée libre, sur memorial-acte.fr. https://memorial-acte.fr/
Le programme s’organise en deux temps distincts :
- une matinée consacrée aux paysages et aux territoires
- une après-midi tournée vers les pratiques collectives et les circulations entre mondes.
La journée s’ouvre à 9h par une visite de l’exposition en présence des artistes eux-mêmes, un dispositif qui offre au public la possibilité d’entendre directement les créateurs parler de leur travail dans l’espace même où il est exposé. Les conversations s’enchaînent ensuite de 10h à 12h, puis de 14h à 16h.
6 conversations
La matinée est structurée autour de 3 conversations.
- Le paysage comme mémoire vivante, réunit Alain Joséphine, Samuel Gélas et Alex Boucaud, trois artistes guadeloupéens dont les pratiques (peinture pour les deux premiers, sculpture à la tronçonneuse pour le troisième) entretiennent chacune un rapport physique et mémoriel au territoire de l’archipel. La conversation est portée par Xavier Luce.
- Créer depuis le rivage, interroge l’insularité comme condition de création, avec Kidjahna Waccus et Philippe Tomarel sous la conduite de Bruno Pedurand.
- Ce que murmure le vivant, est animée par Minashki Carien, membre du comité scientifique du MACTe, et rassemble Kelly Sinnapah Mary, Minia Biabiany et Geordy Zodidat Alexis, 3 artistes dont les œuvres dialoguent avec le végétal, les mythologies et les présences invisibles du territoire caribéen.
L’après-midi s’organise sous le titre fédérateur Faire archipel aujourd’hui, avec 3 nouvelles conversations.
- Tisser des présences réunit Wally Fall et Roseman Robinot autour des questions de transmission et de solidarité artistique dans la Caraïbe ;
- Circuler sans se perdre fait dialoguer Simon Gabourg, Jocelyn Akwaba Matignon et Fabien Conti sur ce que signifie travailler entre plusieurs territoires, plusieurs langues et plusieurs imaginaires sans perdre le fil de son ancrage ;
- Faire archipel clôt la journée avec Anyès Noël, Julien Béramis, Gwladys Gambie, Daniela Yohannes et Stéphane Nabajoth, dans une conversation axée sur les pratiques performatives comme espace de réinvention et d’utopie.
Ce symposium confirme l’une des intentions affichées dès la conception de l’exposition : faire du MACTe non seulement un espace d’accrochage, mais un lieu de parole et de débat public ancré dans les réalités guadeloupéennes et caribéennes.
