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Mes impressions sur Abidjan : 10 points positifs et négatifs


Si vous ne me suivez pas sur les réseaux sociaux, vous ne savez peut-être pas que j’étais il y a quelques jours en Côte d’Ivoire pour notamment participer à l’Africa Web Festival, grand rendez-vous de l’innovation, du numérique, se déroulant chaque année à Abidjan.

J’ai ainsi réalisé un souhait de longue date ! En effet, lors de mon voyage au Sénégal en 2013 pour une formation internationale avec des blogueurs venus des quatre coins du monde, j’avais énormément « accroché » avec les participants ivoiriens et ils m’avaient donné envie de visiter leur pays.

Je dois avouer que ce n’était pas la première destination africaine sur ma liste, car je voulais à tout prix aller au Mali. Cependant, la problématique de la sécurité a stoppé net mon projet. Aucun regret, car mon séjour ivoirien a tenu toutes ses promesses et bien plus encore.

Comme je l’ai promis à nombre de personnes, je vais publier au fil des jours une série de billets sur mon incursion en terre abidjanaise en compagnie de quatre autres entrepreneurs guadeloupéens : Axelle Kaulanjan, Jessica Brudey, Fabrice David et Loïc Couchy. J’aurai l’occasion de vous en dire plus sur eux, leurs entreprises, dans un autre billet.

Pour commencer, j’ai décidé de vous livrer mes impressions générales, en vous indiquant 10 points positifs et négatifs que j’ai retenus de mon voyage.

Abidjan est doux !

1. Quel accueil !

Je suis repartie très inspirée d’Abidjan. Mon séjour fut synonyme de belles rencontres et découvertes. Cependant, si je dois citer immédiatement un fait positif, je dirais le chaleureux accueil des Ivoiriens. « Akwaba ! », c’est-à-dire, « bienvenue », restera un des mots marquants de ce voyage. Nous l’avons entendu tant de fois, dès l’arrivée à l’aéroport, et partout où nous allions.

Que de sourires, que de gestes de générosité, que de personnes serviables dans ce pays ! Je ne peux que les remercier d’avoir contribué à ce que nous passions des instants incroyables.

Merci particulier à mes amis de longue date, Cyriac et Moussa, qui ont pris le temps de nous faire découvrir des facettes d’Abidjan. Nous n’oublierons pas !

2. Des nationalités multiples

A Abidjan, il n’y a pas que des Ivoiriens, loin de là. Nous avons rencontré des Camerounais, des Sénégalais, des Maliens, des Béninois. Nous avons appris qu’il y a aussi beaucoup de Français,  de Libanais, de Chinois, etc. Et il nous a été expliqué que tout le monde s’entendait plutôt bien, parce que la Côte d’Ivoire est connue pour son hospitalité. Vu le point 1, nous n’en pouvions douter.

3. Bien manger, partout et à (quasi) toute heure

En voyage, je ne fais pas partie de ceux qui sont amateurs de découvertes culinaires, du fait d’un estomac fragile et de la volonté de surtout passer du temps à visiter. Cependant, comme j’étais accompagnée de personnes qui elles ont un goût affirmé pour cela, j’ai suivi.

Nous avons mangé dans des petits restaurants qui ne payaient pas de mine et dans d’autres au format plus habituel. Bien sûr, beaucoup de mets ivoiriens : attiéké (à base de manioc), alloco (banane plantain), poulet braisé, poisson fumé, soupes…  C’était bon, parfois même délicieux.

4. Se déplacer, facile, grâce aux taxis

Lorsque je voyage, je préfère marcher ou prendre le bus, car cela permet de mieux découvrir le pays. Cependant, vu que nous avions des journées très chargées et que les distances à Abidjan sont énormes, nous avons opté pour le taxi. Il y en a des centaines et des centaines qui sillonnent Abidjan. C’est donc facile et surtout pas trop cher. Cependant, il faut négocier, car sinon, vous paierez le prix fort.

La majorité des chauffeurs de taxis étaient vraiment sympathiques et nous ont fourni des explications sur Abidjan, des conseils. Ils n’étaient pas tous ivoiriens, donc c’était intéressant d’apprendre d’où ils venaient, comment cela se passait pour eux en Côte d’Ivoire, comment se portait leur domaine d’activité.

5. Une richesse patrimoniale extraordinaire

Nous n’avons malheureusement vu qu’une petite partie d’Abidjan… Vu que nous étions en déplacement professionnel, notre but n’était pas de faire du tourisme. Toutefois, le peu que nous avons visité nous a donné envie de revenir pour en découvrir bien plus !

Grâce au patron Cyriac Gbogou, nous avons pu sillonner Abidjan by night, et connaître les différentes sections, leurs particularités, mais aussi les grands projets en cours.

Nous avons quand même eu le temps d’aller au Forum d’Adjamé, un gigantesque marché. Axelle, Jessica et moi au milieu de milliers d’Abidjanais, harpentant les allées, allant de magasin en magasin. Que de mouvement, que de bruit, que de couleurs, que de monde ! Je me souviendrai longtemps de ces instants d’une belle intensité.

Autre souvenir mémorable : notre parcours dans Grand-Bassam, incroyable ville historique, que je vous raconterai dans un autre billet de blog.

 

De surprise en surprise

En lisant ces lignes, vous aurez compris que je suis tombée sous le charme d’Abidjan. Néanmoins, j’ai relevé quelques points négatifs.

1. Dépaysement pas tout-à-fait garanti

La France est partout. Dès le premier jour, nous avons eu un sentiment de déjà vu très étrange. Les routes, les lampadaires, les arrêts de bus, les panneaux… Tout cela nous rappelait la France. Cette impression n’a fait que se confirmer au fil du temps. Partout, des enseignes françaises, des noms français, jusqu’aux appellations des axes routiers !

Des Ivoiriens nous ont expliqué que la Côte d’Ivoire était comme une deuxième France. Nous n’avons pas eu de mal à les croire !

2. Pollution multiforme

L’air à Abidjan est parfois très pollué, je pouvais le sentir, car je suis très sensible à cela. Si la ville est globalement propre, grâce à un système de nettoyage quotidien mis en place, il reste qu’il y a des déchets un peu partout – beaucoup de plastique. Ce même plastique se retrouve sur les plages, jonchées de détritus de toutes sortes et la mer aux eaux sombres ne donne pas du tout envie de tremper un orteil !

3. Du poisson venu de Chine

J’ai écrit plus haut qu’à Abidjan, nous avons bien mangé.

Hélas, nous avons appris le dernier jour que le poisson venait de Chine ! Même dans un petit commerce, le poisson est livré congelé. Quelle déception ! Il nous a été expliqué que les résultats de la pêche étaient bien trop insuffisants pour nourrir les millions d’habitants et donc que cette solution avait été trouvée.

4. La vie nocturne est surprenante

Je m’attendais à une vie nocturne abidjanaise intense. Il n’en a rien été. La nuit tombée, peu de monde dans les rues, peu de voitures qui circulent, sauf à quelques endroits…

Il y a surtout beaucoup de bars. Les gens viennent essentiellement y boire des verres, discuter, écouter de la musique et esquisser quelques pas près de leurs tables. Nous nous sommes tout de même rendus dans deux endroits avec des pistes de danse un peu plus grandes, mais pas grand monde pour danser, alors que nous étions le week-end. J’ai été très surprise.

5. Très grande richesse, très grande pauvreté

Cela relève peut-être de la banalité, mais je me devais quand même de l’écrire. A Abidjan, j’ai retrouvé ce grand écart richesse/pauvreté que j’avais noté au Sénégal, en Haïti et ailleurs. Des grandes maisons, des voitures luxueuses, des énormes buildings en construction… Et à côté des signes de pauvreté flagrants : des bus pour lesquels je me demandais comment ils pouvaient toujours rouler, des bidonvilles.

Je retournerai à Abidjan. Je suis loin d’en avoir fait le tour. Je remercie vraiment tous ceux qui ont pris le temps de nous expliquer, nous conseiller, nous guider. Nous reviendrons.

 


Commentaires (5)

  • Nelson

    Merci Mylène pour ce récit de ta visite à Abidjan. Pour y avoir été en 2014, je dois confirmer que Moussa est un excellent guide et un ami très ouvert. Concernant la vie nocture à Abidjan, ça aussi avait attiré mon attention car avec Moussa et les autres on rentrait chaque soir après une heure du matin. Bon comme toi, la Côte d’Ivoire n’était pas ma destination de rêve, car j’ai toujours envie de visiter le Sénégal et je crois que cela va bien arriver. Mais j’ai encore de très beaux souvenirs de Bassam.

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  • Marie BOUDEBES

    Il y a aussi de nombreux Antillais. Saviez-vous qu’ils ont fait partie des piliers de ce pays, en aidant le président Fhb dans sa tâche. C’est un fait que nous avons oublié, persuadés que nous sommes que nous devons tout à la France. Aujourd’hui encore, certaines grandes familles ivoiriennes sont de souches antillaises.

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