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Station F : ces idées fausses que j’avais sur ce gigantesque campus de startups


C’est étrange. Station F, vraiment, cela ne me disait rien.

Depuis l’ouverture en 2017 de cet énorme campus de startups – « le plus grand du monde » selon l’affirmation sur le site officiel, j’aurais pu aller y faire un tour, puisque j’ai séjourné plusieurs fois à Paris. Or, non, je ne l’ai pas fait.

Pour tout vous dire, j’ai été refroidie par le battage médiatique lors de son lancement. Puis, ma curiosité n’a jamais été assez grande pour me pousser à bloquer un créneau dans mon agenda toujours bien rempli lorsque je suis de passage dans la capitale.

Finalement, cette année, j’ai décidé de m’y rendre pour trois raisons principales.

  • J’étais accompagnée d’entrepreneurs caribéens qui désiraient eux aussi voir le campus.
  • J’avais envie de rencontrer Daniel Hierso, le président d’Outremer Network qui y a son espace et d’échanger avec lui sur différents projets.
  • J’étais motivée à l’idée de poursuivre les découvertes liées au monde startup après un séjour fort intéressant en Côte d’Ivoire. PS : oui, je vous raconterai ! Bientôt ma série de billets sur Abidjan.

Le jour J, 17h passées, nous voilà Jessica Brudey, la boss de la startup guadeloupéenne Foodîles, et moi-même devant l’énorme structure très moderne située dans le 13e arrondissement. Pas mal… L’intérieur a lui été plus surprenant. Je reconnais volontiers que j’avais des idées (fausses) qui ont été balayées.

 

Station F, campus ouvert… Pas tant que ça.

Je m’imaginais que Station F était plus accessible qu’il ne l’est réellement. Or, pour y entrer, il faut posséder un pass, soit parce qu’on y travaille, soit parce que l’on a été invité. Et ensuite, il faut à chaque fois le passer sur une borne pour franchir les portiques, comme lorsque vous empruntez le métro parisien avec le fameux pass navigo. Bien sûr, des agents de sécurité sont (très) présents aux entrées/sorties.

Maintenant que j’ai vu les espaces entièrement ouverts et bourrés de matériels informatiques et autres, je comprends que tout un chacun ne puisse entrer comme cela, pour des questions de sécurité des personnes et de protection du matériel.

 

 

Que des ordinateurs ? Non, de l’art, des jeux, des livres…

Pour moi, campus de startups = numérique = ordinateurs. Je vous rassure, il y en a énormément à Station F. Des centaines et des centaines… Je n’en avais jamais vu autant dans un seul endroit. Cela impressionne, mais cela ne surprend guère dans un tel lieu.

J’ai été surprise de découvrir que l’art, le design, les jeux, les plantes, étaient aussi bien présents. Je m’attendais à un gigantesque espace un peu austère, avec pas grand chose à voir. Eh bien, pas du tout. A chaque étage, il y a des espaces de détente, des salles de réunion, de conférence, qui sont assez chaleureux, bien décorés.

 

 

J’ai beaucoup aimé les créations colorées et plutôt originales dans l’immense espace central. Il y a aussi une bibliothèque et des restaurants dans un autre bâtiment ! 

 

Beaucoup de bruit ? Pas du tout !

Campus… Je voyais un endroit un peu à l’américaine, avec beaucoup d’animation. Rien à voir. A 20h, beaucoup de personnes étaient encore devant leur écran d’ordinateur. Cependant, ce qui m’a surtout étonné, c’est le relatif silence qui y régnait. Certes, il était déjà tard, il y avait donc moins de monde qu’en journée, mais tout de même ! Je ne m’attendais pas à entendre des rires, de la musique, mais l’atmosphère était vraiment très feutrée.

J’ai compris que l’ambiance décontractée est plutôt à chercher dans les salles où se déroulent les rencontres networking et autres. L’insonorisation est telle que tu n’entends rien quand tu travailles à l’étage.

 

Des grands sont là, mais d’autres manquent

A la Station F, les noms des groupes, startups et autres s’affichent en grand. Microsoft, HEC Paris, Facebook, Ubisoft, Google… Cependant, il en manque aussi pas mal, ce qui est bien compréhensible, puisque l’espace n’est pas extensible.

En tant que startuper, pour s’installer à Station F, il faut passer une sélection qui doit être ardue. Ensuite, il faut encore réussir à y rester. Les résultats doivent être au rendez-vous ! Pression, pression.

Cependant, je pense que cette « compétition » doit être très intéressante pour l’obtention de résultats concrets. Puisque dans le monde startup, il faut aller vite, accélérer, le fonctionnement du campus apparaît plus que normal.

 

Chacun pour soi ? Pas vraiment !

Station F, ton univers impitoyable ! Dans un tel campus, la concurrence est forcément grande. Cependant, Daniel Hierso m’a assuré que la solidarité, la collaboration, sont également de mise. Il existe un intranet – réseau de communication interne – très important, via lequel les membres échangent, s’informent et se viennent en aide. Selon Daniel Hierso, il n’est pas rare qu’un développeur prenne le temps de se pencher sur un bug que ne parvient pas à résoudre un startuper, par exemple. En apprenant cela, j’ai ressenti une petite piqûre de jalousie… Cela m’aurait bien servi quand je mettais en place quelques sites internet !

En résumé, Station F, ce n’est pas mal du tout. Tous ces points que j’ai évoqués te donnent envie de t’y installer. Toutefois, le campus n’est pas dans la Caraïbe. Alors, j’ai quitté l’endroit sans regret !

Merci à Daniel Hierso d’avoir pris le temps de nous faire une visite guidée très complète, mais aussi d’échanger avec nous, de nous livrer informations et conseils. Pour rappel, Outremer Network effectue un travail important avec/pour les startupers ultramarins, en leur proposant des solutions multiformes pour développer leurs business.


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