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Caraibe

Ces idées reçues qui (vous) empêchent de créer un blog « made in Caribbean »


Je suis inquiète. Ces derniers mois, j’ai rencontré deux blogueurs caribéens qui m’ont fait part de leur lassitude concernant cette activité fort chronophage, mais peu (voire pas du tout) rémunératrice.

Bien sûr, comme beaucoup d’autres, ils ont lancé leur blog par passion, ont créé une communauté et se sont enrichis en matière de connaissances, de compétences. Cependant, plus leur blog a pris de l’ampleur, plus il a fallu l’entretenir, l’alimenter. Activité très chronophage que le blogging… J’ai d’ailleurs déjà expliqué  :

Je n’y reviendrai pas.

Une fois ceci dit, en cette fin d’année, j’ai eu envie de vous lancer une invitation. Si vous avez l’envie, le temps, la passion, l’ambition, la vision, l’inspiration, le talent ou que sais-je, lancez un blog/vlog. Et je vais vous expliquer pourquoi certaines idées reçues ne doivent surtout pas vous empêcher de vous y mettre. J’en ai sélectionné trois. 

1. Le blogging n’a pas d’avenir, et encore plus dans la Caraïbe.

Combien de fois il a été dit et écrit que les blogs n’avaient pas d’avenir ?! La faute aux réseaux sociaux qui seraient à l’origine de leur mort annoncée… Je n’y ai jamais cru et je n’y crois toujours pas.

Le blog a une utilité principale comme tout médium : permettre de partager informations et/ou opinions. Il a ses spécificités et a évolué au fil des ans. Nombre d’outils sont apparus au fil des ans pour faciler la vie des blogueurs : personnaliser l’apparence de son blog, créer des visuels, communiquer sur ses billets… Tout cela est devenu accessible, avec un tant soit peu de temps et d’investissement.

Dans la Caraïbe, le blog a d’autant plus d’avenir qu’il n’est pas encore aussi développé que dans d’autres régions du monde. Il y a des domaines qui mériteraient de se voir consacrer des bons et beaux blogs : l’artisanat, le bricolage/diy, la high tech…

La difficulté principale reste la collecte d’informations dans la Caraïbe, parce qu’assister à tel ou tel événement, dans tel ou tel territoire, nécessite un budget important. Or, la richesse d’un blog caribéen passe aussi par le fait d’être sur le terrain, de rencontrer de plus en plus d’acteurs et d’élargir son réseau. Justement, utiliser les réseaux sociaux est un moyen efficace pour solutionner en partie cette difficulté.

2. La Caraïbe, c’est trop petit et compliqué.

carte de la CaraïbeJ’ai envie de vous dire : parlons de la Grande Caraïbe !

Depuis des années, je répète inlassablement que la Caraïbe insulaire c’est bien, la Grande Caraïbe, c’est encore mieux. Avec elle, sont inclus des territoires d’Amérique latine et d’Amérique centrale. Changement d’échelle. Ouverture plus large.

Une fois que vous avez choisi de parler de la Grande Caraïbe, vous ne pouvez vraiment plus vous dire que vous êtes limité. Voici le champ des possibles.

Ensuite, comme je l’ai expliqué dans le premier point, la complication vient du fait que dès que vous souhaitez approfondir vos connaissances sur un sujet et considérer l’ensemble de la Grande Caraïbe, cela peut s’avérer ardu, car les études et statistiques régionales récentes sont encore rares. Pénible, surtout pour des secteurs où les données sont incontournables comme le numérique. Néanmoins, sachez qu’il existe de plus en plus de sources et de contenus exploitables.

3. La connexion internet est un handicap insurmontable.

Hélas, la connexion internet dans nombre de territoires caribéens n’est pas celle qu’il faudrait pour avoir des sites beaux, designs, avec des intégrations de vidéos et d’effets qui feront toute la différence.

J’ai un temps rêvé de ce type de site. Et j’ai compris que cela ne sera pas possible pour l’instant. La vitesse de téléchargement des pages d’un blog est très importante pour gagner/garder des lecteurs. Or, l’intégration d’éléments lourds comme des vidéos et des photos HD a un impact négatif sur celle-ci.

Il faut donc faire avec. J’ai passé une foule d’heures sur l’apparence de la page d’accueil de mon blog, pour trouver le bon équilibre entre un design beau, un contenu bien mis en valeur et une vitesse d’affichage la plus rapide possible. J’aurais aimé que l’ensemble soit plus dynamique, mais pour l’instant je dois faire avec. 

Au fil de mes 12 années de blogging, je me suis rendue compte d’un fait incontestable : le design ne fait pas tout. En 2020, j’ai prévu d’éccroître le contenu, en publiant plus de billets, plus régulièrement. Je ferai preuve de patience concernant la connexion internet, parce qu’au final je n’y peux rien. En attendant la fibre optique, la 5G, je continuerai à bloguer et je m’adapterai aux évolutions, comme je l’ai toujours fait. Tout simplement.


Commentaires (2)

  • Gladys Pinville

    Bonjour et merci pour ce post. En effet, le blogging dans les caraïbes est sujet à questionnement. J’ai longtemps hésité, mais aujourd’hui, je me lance dans un blog spécialisé dans l’entreprenariat spécifique aux Antilles. Je pense que la solidarité est de mise vue la petitesse du marché.

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