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Dans les coulisses de #foodileslemag : du refus de l’« ibonkonsaïsme »


Il était bien temps que j’écrive sur les coulisses de la conception du magazine Foodîles, dont le premier numéro est sorti en septembre dernier. 

Chers annonceurs, ne tardez pas à nous contacter pour le prochain qui sortira courant janvier !

Je suis tellement fière de cette concrétisation qui a nécessité de longues heures de travail. Madame Foodîles voulait son magazine, elle l’a eu ! Elle a fourni d’énormes efforts pour ce faire. Jessica, elle me surprend encore et toujours… Elle a beaucoup de volonté et d’idées. Je lui ai d’ailleurs emprunté son mot « ibonkonsaïsme », pour le titre de ce billet.

Raconter les coulisses… Il y a tant à dire ! J’ai choisi d’aborder les 4 points principaux, les plus importants à mon avis.

 

1. Un magazine ok, mais pas n’’importe lequel…

Nous sommes dans l’ère du contenu du fait des réseaux sociaux et de la communication digitale. Cependant, quantité ne rime vraiment plus avec qualité.

Je suis journaliste depuis 2008, je conçois des magazines depuis quelques années et j’effectue donc, dans ce cadre, une veille très attentive des nouveautés, concernant la presse écrite entre autres.

En Guadeloupe, c’est assez facile, parce qu’il n’y en a pas tant que cela. Malheureusement, la qualité en terme de contenu est très variable : maquette simplifiée, photos floues et surtout des articles très « légers », manquant de style dans l’écriture et, pire, d’informations.

Pour Foodîles, nous avons très tôt décidé que ce nouveau magazine ne serait surtout pas « commun ». Nous avons regardé ce qui se faisait ailleurs, avec pour objectif premier de ne pas faire pareil. Nous avons fait un travail considérable concernant les photos et la maquette.

Je tiens à remercier Philippe Hurgon pour son talent et sa patience concernant nos multiples demandes à ce sujet. J’admire son professionnalisme et son engagement dans ce projet. Merci Philippe !

 

2. Rencontrer et interviewer vraiment les gens !

Rédiger un article n’est pas facile. Cela demande du temps, de l’investissement. Il est de plus en plus répandu de demander aux gens d’écrire leur propre article ou d’envoyer des questions par mail pour obtenir des réponses écrites. Le « rédacteur » n’a alors plus qu’à faire un simple travail de réécriture…

Je ne dis pas que je ne le fais jamais. Quand certaines personnes insistent pour procéder ainsi, que la date limite de remise des textes est proche, pas trop le choix !

Toutefois, pour Foodîles, nous avons très tôt décidé que les articles seraient rédigés après de réels échanges. Je peux donc affirmer que j’ai vraiment interviewé la très grande majorité des personnes pour rédiger mes articles. Si j’avais pu, je serais allée à Londres pour faire l’interview de SamKankook, chef guadeloupéen, mais malheureusement ce n’était pas possible.

Merci à Claude Strazel pour la longue interview qui a permis de rédiger le dossier principal. Un grand chef, un grand monsieur !

3. Non, le papier n’est pas mort !

Trouver des annonceurs pour Foodîles, une obligation pour que le magazine voit le jour. Or, quand tu n’as pas déjà le magazine en main, difficile de te projeter et donc d’investir ! Je remercie tous ceux qui nous ont fait confiance sur la base d’un sommaire, d’une pré-maquette et de nos arguments certes nombreux. 

Certaines personnes contactées ont très souvent avancé un argument pour refuser toute proposition : les gens ne lisent plus. Je ne suis pas d’accord. Les gens lisent quand le contenu est de qualité, quand l’originalité est là, quand ils ont le sentiment qu’ils vont vraiment apprendre quelque chose… J’en reviens donc aux points 1 et 2.

Pour Foodîles, nous avons voulu faire un support grand public en misant sur les deux formats : papier et web. 10 000 exemplaires imprimés disponibles partout en Guadeloupe, afin que ceux qui sont encore attachés au papier puissent le trouver et le découvrir. Une version web augmentée, c’est-à-dire avec des contenus supplémentaires, pour que les internautes du monde entier puissent lire et partager.

4. Se mettre une pression toujours plus forte

En lisant ce que j’ai écrit précédemment, vous comprenez que la pression était là. D’abord, madame Foodîles possède une communauté de 25 000 personnes sur le web et il ne s’agissait donc pas de les décevoir. L’idée était de transmettre via ce magazine les valeurs de Foodîles : le manger local, la qualité, la convivialité, l’accessibilité… Mettre en lumière le monde culinaire caribéen de manière optimale est l’essence-même de cette startup. 

Ensuite, me concernant, quand je m’engage dans un projet, mon but est toujours le même : qu’il soit bien concrétisé. Le faire c’est ok, le faire bien voire très bien, c’est mieux. Je ne transige ni avec le contenu, ni avec le contenant.

Pour Foodîles, nous avons donc mis la barre très haut, comme je l’ai déjà mentionné dans un précédent billet. Ce magazine doit être :

  1. innovant, du point de vue du fond et de la forme
  2. informatif et très qualitatif, pour mettre bien mettre en lumière les acteurs du monde culinaire
  3. caribéen, international
  4. porteur des valeurs promues par Foodîles : l’authenticité, l’honnêteté, le sérieux
  5. moderne, avec une version papier déclinée sur le web en version augmentée
  6. gratuit pour toucher le plus grand nombre.

Nous espérons avoir atteint plusieurs de ces critères. Néanmoins, nous voulons encore faire mieux. Rdv en janvier pour la parution du numéro 2.

Merci à toutes les personnes qui y ont cru. Elles ont accordé des interviews, produit du contenu, fourni des photos, financé, encouragé… Tout cela n’a pas de prix. Jessica Brudey et moi-même sommes conscientes de l’importance et de la valeur d’un tel soutien. MERCI !


Commentaires (4)

  • Joëlle | @elledit8

    Woulo bravo! Pour une résistance farouche au « i bon kon sa ».

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  • Fabrice

    Bravo pour ce beau travail et bonne continuation 😉

    reply
  • fredaCh

    I BON KON SA ! ! !

    reply

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