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Résultats de l’enquête #Rouvini : quand le retour au pays suscite interrogations, doutes et peurs


Je dois l’avouer. Je ne croyais pas que l’événement #Rouvini rencontrerait un tel écho, provoquerait une telle réponse ! Comprenons-nous bien. Comme je l’ai expliqué dans un précédent billet, j’ai accepté que mon blog soit partenaire, car j’étais bien consciente que la question du « retour au pays » constitue un enjeu important pour nombre de personnes.

Cependant, je n’avais pas mesuré à quel point ! Depuis que j’ai communiqué sur l’événement, pas un jour sans que je reçoive un message à ce sujet, qu’une personne ne m’en parle, pour m’expliquer ce désir, ce projet de revenir en Guadeloupe, mais aussi cette recherche d’informations et de solutions.

Je suis d’autant plus ravie d’avoir accepté ce partenariat avec Spring et le Cercle des Ambitieux Caribéens, les organisateurs de ce rendez-vous qui a eu lieu le 13 avril 2021, en ligne, sur Zoom. Malheureusement, je n’ai pas pu me joindre aux participants, pour des raisons professionnelles, mais si je me fie aux retours de l’équipe et de personnes qui l’ont suivi, ce fut une réussite. Félicitations à tous ceux qui ont permis sa bonne organisation !

Si, comme moi, vous n’avez pas pu assister à l’événement en ligne, la vidéo est disponible gratuitement, mais durant seulement quelques jours.

Un événement, mais pas que…

Ce que j’ai apprécié avec la démarche #Rouvini, c’est qu’il ne s’agissait pas seulement d’un événement. L’équipe a voulu aller plus loin et a décidé de mettre en ligne une enquête pour les Guadeloupéens vivant en France hexagonale ou à l’étranger. Elle a été réalisée par MJ Metrix pour Spring et le Cercle des Ambitieux. L’objectif du questionnaire était de mieux cerner les questions et besoins suscités par le retour au pays.

J’ai le plaisir de vous dévoiler les résultats de cette enquête menée sur une courte période de temps, du 6 au 13 avril, et qui a tout de même enregistré 115 réponses. Cela permet d’avoir des pistes d’analyse, afin que l’équipe puisse continuer à réfléchir à des solutions des outils.

Il apparaît que la formation et l’emploi restent les principales raisons du départ de la Guadeloupe, mais aussi les freins majeurs pour le retour dans l’archipel. Je comprends tout à fait l’angoisse des personnes qui ont répondu cela, parce qu’il est vrai que le taux de chômage en Guadeloupe est particulièrement élevé et qu’il est difficile, encore plus dans ce contexte de crise Covid-19, de franchir le pas de rentrer sans avoir de certitudes au moins sur ce point.

J’ai moi-même cherché pendant six mois un emploi de journaliste en 2008, avant d’être embauchée au sein d’une rédaction. L’attente fut longue et, heureusement, j’avais le soutien de ma mère, de mon entourage. J’en connais d’autres qui ont cherché pendant bien plus longtemps… En fonction du domaine d’activité, trouver un emploi en Guadeloupe revient à décrocher le Graal. Il convient donc de se préparer mentalement, mais aussi financièrement, de mûrir ce projet, d’entreprendre également les démarches nécessaires.

#Rouvini


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