Avec l’app’ BAO, « à nous de raconter l’Histoire »

Guadeloupe

Pour moi, tout a commencé par un appel …de Karel Tarer, un entrepreneur très dynamique, président de Web Expansion Agency, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, parce qu’il a créé Ully, une application gratuite pour « encourager les utilisateurs avertis et novices à adopter les bons usages pour réduire leurs déchets ».

Cependant, Karel Tarer ne me téléphonait pas pour Ully, mais pour un autre projet. Il m’a expliqué que Jean-Charles Martyr-Fale, animateur de radio et de télévision guadeloupéen, voulait mettre en lumière des figures de l’Histoire noire via un support web. Lui, l’entrepreneur déjà fort occupé, avait décidé de travailler avec lui et il voulait que je rejoigne l’équipe. Son enthousiasme était tel que j’ai tout de suite répondu : « pourquoi pas ». Néanmoins, j’attendais d’en savoir plus pour donner ma décision ferme.

Une réunion avec Karel et Jean-Charles plus tard, j’étais convaincue pour trois raisons principales.

1.

Jean-Charles Martyr-Fale, que je ne connaissais pas bien jusque-là, est un réel passionné de l’Histoire noire, de ses personnalités.

Il est d’ailleurs l’un des membres fondateurs de l’Association de Recherche sur la Culture et l’Histoire pour l’Identité et la Vérité de l’Enseignement (ARCHIVE) qui a notamment pour but de mettre en lumière les savants et inventeurs noirs.

J’ai mieux compris son envie de poursuivre ce qu’il avait entamé avec ARCHIVE par un projet d’envergure et surtout s’appuyant bien plus le numérique. J’ai également apprécié qu’après une si belle et longue carrière, il ait encore l’envie de faire, d’apprendre, et qu’il sache écouter et prendre en compte ce que nous avions à dire. J’ai eu envie de travailler avec lui.

2.

Karel Tarer veut toujours mener un projet à fond, en ajoutant des pans auxquels moi-même je n’aurais pas pensé.

J’ai eu la chance de suivre les évolutions d’Ully, les actions qu’il a entreprises pour développer et faire connaître cette application. Je savais donc qu’il en ferait de même pour BAO.

De plus, Karel fait partie de ces développeurs qui savent allier beauté et efficacité. Il parvient ainsi à créer des applications qui donnent envie de les utiliser au quotidien, parce qu’elles sont faciles à comprendre, intéressantes et magnifiques.

3.

Raconter notre histoire, encourager les autres à se raconter… Cela fait partie de mes « combats » de toujours.

Nous avons une culture de l’oral. Toutefois, il est indispensable que nous constitutions nous-mêmes des archives, en écrivant nos histoires, en faisant entendre nos voix, en scannant minutieusement les photos du passé, mais aussi en conservant précieusement celles du présent.

 

 

Alors, ce BAO… 

Le concept : transmettre l’Histoire noire autrement, en alliant pédagogie et tourisme mémoriel en s’appuyant sur une masse d’informations et la géolocalisation.

Pour ce faire, au départ, l’idée était de mettre en place un site internet qui accueillerait des fiches sur des personnalités, des évènements, des lieux et des inventions de l’Histoire Noire, mais rédigées par des spécialistes des pays concernés.  Les contenus sont validés par des relecteurs et validés par un comité́ de rédaction international. Ils sont mis à jour au fil du temps.

Cependant, le concept a évolué, car Karel Tarer nous a convaincu du fait qu’il était indispensable que BAO soit une application smartphone, collaborative, informative et pédagogique, complétée par une plateforme web et les incontournables comptes sur les réseaux sociaux. Ainsi, nous toucherons plus facilement le monde entier.

En effet, BAO est un projet d’envergure internationale, car sa particularité est que pour que l’application soit alimentée, des comités de rédaction et de validation des fiches (BAO clubs) devront être mis en place dans différents pays. Il leur reviendra de produire et collecter des contenus informatifs et qualitatifs multiformes pour enrichir l’application et les supports complémentaires.

Pour créer et développer l’application, j’ai rédigé les fiches présentées, mais bien sûr, elles seront remplacées par celles rédigées par les BAO clubs. 

L’autre facette très intéressante de BAO est que l’app’ créée par Karel Tarer comprend un outil de géolocalisation performant afin que les utilisateurs puissent effectuer du tourisme mémoriel.

 « Il est possible d’interagir avec le monde réel au travers de visites historiques et culturelles guidées par les fiches présentes dans l’application. BAO enrichit l’expérience des utilisateurs dans des lieux d’exposition avec la possibilité́ de scanner des QR codes pour avoir des informations supplémentaires sur le lieu ou l’œuvre. Son mode hors-connexion vous rendra autonome des réseaux de connexion à internet et vous permettra de profiter de l’application sans limite », dixit Karel Tarer.

Et en plus, cette application est belle, design, rapide, facile d’utilisation… Et gratuite !

Vous pouvez la tester, car elle est déjà en ligne, mais bien sûr, elle évoluera et sera de plus en plus riche au fil du développement du projet :

  • App Store (iPhone)
  • Play Store (Android)

Puisque j’en suis partie prenante, j’aurai d’autant plus de facilité à vous tenir informés. J’espère que BAO vous enthousiasme autant que nous ! D’ailleurs, si vous voulez être partenaire, le contact : contact@bao-history.com.

Au fait…

Pourquoi BAO ? Une trouvaille de Karel Tarer !

  • C’est en référence au baobab, arbre imposant, impressionnant, symbole de la transmission du savoir ;
  • C’est aussi un sigle, pour Black Aknowledgment Organisation, soit organisation de la reconnaissance noire.

 

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Comments

  1. Nicole Pineau

    Bonjour. Bonne initiative.
    Intéressée. Peut vous aider en tant que prof d’anglais retraitée. Et passionnée par l’histoire.

  2. Pingback: Made in Guadeloupe : Alerte Cata, cette nouvelle app’ qui deviendra très vite incontournable

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