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Pourquoi Jessica Brudey est le maillon (ultra) fort de #foodileslemag


Préparez-vous ! J’ai décidé de ne pas me contraindre en terme de longueur, car, après cinq numéros de Foodîles, le magazine totalement #FOOD, deux ans et demi de travail pour créer et perfectionner ce nouveau support, j’ai BEAUCOUP à raconter.

Mon bilan s’articulera en un nombre de points et de billets encore indéfini, car je me lance sans filet, avec des axes importants à aborder en tête mais sans trame arrêtée.

Je me devais de consacrer le premier billet à Jessica Brudey, car comme je le dis souvent, #Foodileslemag, c’est avant tout madame Foodîles. Elle est le pilier et je m’en vais vous expliquer pourquoi.

1.

Elle a eu l’idée de ce magazine

Guadeloupe

La couverture du premier numéro.

J’ai déjà eu l’occasion de raconter l’histoire dans un billet de blog, mais je vous la résume.

Début d’année 2018, Jessica Brudey (que je connaissais déjà) m’appelle parce qu’elle veut un support complémentaire de ceux qu’elle a déjà. Foodîles, c’était alors une startup bien développée avec un site web, une app, un groupe secret sur Facebook, et des comptes sur les réseaux sociaux très suivis.

Jessica avait donc déjà une entreprise établie et une influence majeure en Guadeloupe, mais elle en voulait plus. Elle souhaitait créer un magazine, parce qu’elle voulait toucher un plus large public, notamment des personnes qui ne sont pas à l’aise avec l’outil numérique.

Elle a pensé à moi, parce qu’elle savait que j’avais les compétences pour concrétiser son idée. Cependant, elle aurait pu aller chercher ailleurs, faire appel à ces entreprises bien établies qui fournissent des magazines suivant un canva déjà prédéfini, vite fait.

Elle avait sans doute le sentiment qu’avec moi, cela serait moins facile, plus long aussi, mais qu’au moins, elle obtiendrait un magazine qui lui plairait, qui correspondrait à l’image de son entreprise, qui suivrait sa vision. C’est aussi pour cela que j’ai dit oui, mais en plus, j’ai décidé de m’associer à elle et de créer une nouvelle entreprise pour réaliser ce magazine.

2.

Elle peut avoir peur mais se lance quand même

Si cela n’avait été Jessica Brudey, « madame Foodîles », JAMAIS je ne me serais lancée dans ce projet, car créer un support en Guadeloupe relève du marathon et il faut pouvoir tenir la distance jusqu’à la ligne d’arrivée.

Après avoir collaboré avec Jessica Brudey sur deux projets majeurs, échangé avec elle de multiples fois, observé son évolution année après année, je savais qu’elle avait les 3 qualités indispensables pour créer son magazine, la première étant la volonté.

Guadeloupe - Caraibe

Photo Guillaume Aricique – Happyman Photography.

Au fil des ans, j’ai rencontré beaucoup d’entrepreneurs, de tous âges et toutes catégories sociales. J’en ai interviewé des dizaines. J’ai collaboré avec certains. J’ai discuté projets, visions, objectifs, avec un nombre incalculable d’entre eux. J’ai pu constater que quasi la moitié manquait de volonté. Ils avaient une bonne idée, mais se trouvaient des excuses pour ne pas se lancer. Ils avaient une entreprise, mais avancaient des raisons pour ne pas la développer. Je ne juge pas, d’autant que je suis passée moi-même par là. J’ai heureusement trouvé des personnes pour me pousser à franchir le pas en m’expliquant – gentiment – que seule la peur me bloquait.

Petit aparté : je suis sidérée par le nombre de personnes qui mettent de côté leurs idées simplement parce que des « gens » leur ont dit que ce n’était pas la bonne, que ce n’était pas le bon moment… Ils en savent quoi ? Il faut écouter, mais aussi savoir se faire confiance. Si vous êtes convaincu d’être sur la bonne voie, pourquoi ne pas vous écouter VOUS d’abord ? Ce n’est pas du discours de développement personnel. C’est juste du bon sens !

Quand nous avons créé le magazine en 2018,il est vrai que nous avions toutes deux des compétences et des bons carnets d’adresses, des entreprises qui fonctionnaient bien. Pourquoi alors se lancer dans un nouveau projet pour lequel nous n’avions aucune assurance de succès ? Parce que nous avions la volonté de le faire, tout simplement. Nous avons donc décidé de faire fi de nos peurs d’échouer, de perdre de l’argent et que sais-je, et de passer à l’action.

 

3.

Elle avait la crédibilité et la sincérité nécessaires

Je l’ai dit dans mon premier point : Jessica était déjà madame Foodîles avant la création du magazine. Elle avait toute la légitimité pour créer un support d’information sur le monde culinaire guadeloupéen, parce qu’elle maîtrisait le secteur, connaissait les acteurs, avait une grande influence via les réseaux sociaux.

Cependant, elle avait surtout un élément indispensable : l’amour du bien manger local. Je n’ai jamais connu une personne qui aime la nourriture comme Jessica ! Rien qu’à l’idée de commander un bon plat, ses yeux brillent et elle arbore un grand sourire. Et elle aime la gastronomie guadeloupéenne, revisitée ou pas. Et elle aime ceux qui la font. Et elle aime ceux qui produisent les fruits, légumes, épices et autres ingrédients qui permettent de concevoir tous ces mets. Et elle aime cuisiner, regarder cuisiner, permettre aux autres d’apprendre à cuisiner.

Il n’y a aucune posture chez Jessica, pour obtenir de la notoriété, pour exister dans le paysage entreprenarial, pour uniquement vendre. Sa sincérité est réelle. Sa franchise aussi, même quand cela peut lui jouer des tours, lui attirer quelques critiques et même les foudres de ceux qui ne supportent pas son parler vrai.

Jessica Brudey en compagnie du chef Claude Strazel, parrain du magazine. Photo Philippe Tirolien.

C’est cette passion pour la gastronomie et ses acteurs, mêlée de sincérité et d’exigence, qui fait toute l’âme de Foodîles, le magazine totalement #FOOD. J’aurai l’occasion de parler du contenu, des articles, des textes, des photos dans un autre billet de blog, mais puisque j’évoque Jessica, je me devais déjà de l’écrire.

 

4.

Elle a la force de travail incontournable pour (bien) commercialiser

« Comment faites-vous pour sortir un magazine d’une telle qualité ? »

La question nous est souvent posée. Ma réponse pour faire court : tout est une histoire de volonté. Et cependant, ce n’est qu’à moitié vrai.

La réalité est qu’il faut AUSSI beaucoup d’argent pour sortir un magazine en version papier, parce qu’il faut payer les prestataires, parmi lesquels l’imprimeur. Nous n’avons pas choisi la solution la plus « facile » qui aurait été d’imprimer hors de Guadeloupe. Nous avons choisi Antilles Imprimerie qui est basé à Baie-Mahault, parce que les valeurs de Foodîles sont de mettre en lumière et de faire travailler les acteurs locaux.

L’argent pour concevoir, imprimer, distribuer chaque numéro, il faut le trouver, d’autant plus que le magazine est gratuit (si quelqu’un essaye de vous le vendre, écrivez-nous ! lemag@fodiles.com). Nous faisons appel à des annonceurs, c’est-à-dire des entreprises qui souhaitent mettre en avant leurs produits, leurs services. Toutefois, nous n’acceptons pas n’importe quoi/qui dans #foodileslemag, toujours par respect des valeurs de Foodîles, la première étant la défense des produits locaux.

Jessica est en charge de la commercialisation de #foodileslemag. Elle le faisait déjà pour sa propre entreprise, mais elle a vite compris que vendre des pages de publicité pour un magazine relevait du défi permanent, renouvelé. Les débuts n’ont pas du tout été faciles. Un nouveau magazine, cela fait toujours peur. Va-t-il sortir ? Comment sera-t-il ? Est-ce qu’on peut leur faire confiance ?

Jessica a réussi à convaincre plusieurs annonceurs, en présentant notre plaquette commerciale, en parlant de nos expériences et en leur tenant un discours volontaire. Remerciements à ceux qui y ont cru dès le début. Une fois le magazine sorti, il a fallu passer à l’autre… Voici le marathon dont je vous parlais au début de ce billet.

Jessica Brudey en compagnie de Philippe Chaulet, annonceur qui nous a fait confiance dès le début et dit oui pour chaque numéro. Photo Philippe Tirolien.

A chaque numéro, les annonceurs sont là, essentiellement grâce à Jessica, même si nous faisons appel à des personnes pour commercialiser #foodileslemag en complément, parce que pour madame Foodîles, c’est épuisant. Combien de rendez-vous, de kilomètres parcourus, de phrases prononcées, répétées, d’appels, de mails ? Des centaines et des centaines… Elle effectue un réel travail de terrain pour chaque numéro, avec succès, fort heureusement.

Nous avons dès le départ décidé que le magazine se paierait lui-même et cela a toujours été le cas jusqu’à présent.

 

5.

Elle ne lâche jamais, même face aux coups durs

La couverture du dernier magazine. Cliquez sur l’image pour lire la version web augmentée en ligne gratuitement.

Sortir #foodileslemag est un challenge à chaque fois. C’est TRÈS dur ! La fatigue s’installe au fil des semaines, la lassitude n’est jamais loin. Il y a aussi beaucoup de hauts, mais également quelques bas. Un annonceur signe, hourra ! Un autre dit non : mince, on comptait sur lui pour boucler le budget. Pas grave, #letravailcontinue ! Néanmoins, nous avons essuyé des coups durs qui ont bien mis à mal notre détermination et je m’en vais vous raconter les deux marquants.

Le premier est qu’un annonceur nous fait attendre depuis des mois pour un paiement important. Je sais : nous ne sommes pas les premières à qui cela arrive. Et malgré tout, nous avons le droit de nous en plaindre et de dire que c’est rageant. Je trouve particulièrement injuste qu’un annonceur s’engage, que nous fassions notre part du « marché » et qu’ensuite, simplement, il « oublie » de nous payer, alors que nous n’avons de cesse de le relancer. Eh bien, Jessica ne lâche rien, et ne lâchera pas pour ce dossier non plus.
Nous avons redoublé d’effort pour surmonter cela. Cependant, que d’énergie dépensée, qui aurait pu être utilisée autrement !

Le second coup dur, vous le connaissez : le Covid-19, le confinement et ses incertitudes. Nous avons dû repousser la sortie du numéro 5 prévue au départ pour mars 2020. Quelques jours encore de travail et nous allions envoyer le magazine à l’impression… Les annonceurs étaient déjà signés, le contenu quasi finalisé. Dur, mais pas le choix d’attendre.

Au lieu de céder à la panique, nous avons prévenu tout le monde et pris notre mal en patience. Certaines personnes m’ont avoué qu’elles ne pensaient pas que nous pourrions nous relever de cet épisode. Elles ne mesuraient pas notre ténacité. Je dois particulièrement saluer l’endurance de Jessica, car une fois le déconfinement acté, elle a repris toute seule la route pour aller à la rencontre de potentiels nouveaux annonceurs et est parvenue à les convaincre de signer pour le numéro sorti en juillet. Ils l’ont cru, avec raison. Merci à eux ! Remerciements également aux annonceurs qui avaient signé pour le numéro qui devait sortir en mars et qui ont décidé, malgré la situation plus que difficile, de confirmer qu’ils restaient avec nous.

J’en arrive à la fin de ce billet…

J’ai beaucoup écrit sur Jessica et pourtant, je n’ai pas tout dit. C’est une entrepreneure impressionnante. Elle sait encaisser et rebondir, écouter et répondre aussi. Elle parvient à garder cette passion et cette fraîcheur, cet amour pour les acteurs de la restauration et toutes les activités liées, malgré les paroles qui blessent, les coups bas reçus, les petites mesquineries et trahisons. Elle a compris qu’il fallait aussi en passer par là pour parvenir à concrétiser sa vision. Elle a également accepté qu’elle devrait dépasser sa timidité, repousser ses limites, faire sauter des barrières et, en résumé, tout donner. Constamment. PAS MOINS.

Photomontage de la couverture réalisé avec la photo de Jessica Brudey par Guillaume Aricique – Happyman Photography.


Commentaires (4)

  • Marc L

    Un chemin parcouru, une maturité acquise, une assurance -enfin- là où on l’attend et finalement le succès au bout ! 😉

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  • Thierry Delourneaux

    Un article au top pour la brillante Jessica Brudey

    reply

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